Chaque victoire du Canadien semble provenir d'un trio différent. Ça a été le tour de celui de Lars Eller, mercredi, comme ça avait été le cas la semaine dernière en Caroline.

Marc Antoine Godin LA PRESSE

«C'est la beauté de cette équipe, a dit Eller. Nous avons plusieurs trios qui peuvent faire la différence,et à chaque rencontre, il y en a un qui semble particulièrement en forme. Ça a été ainsi pour la majorité de la saison jusqu'ici. Alors que l'an dernier, nous n'avions qu'une seule unité qui roulait de façon régulière...»

Ce qu'on constate, c'est que le tour d'Eller vient de plus en plus souvent. À mesure que les matchs passent, qu'il s'améliore dans les différentes facettes du jeu et qu'il gagne la confiance de l'entraîneur, son jeu s'améliore.

«Je sens que les choses ne vont que dans une seule direction depuis le début de la saison, et c'est en montée, a confié le Danois. Je me sens confiant en mes moyens et je sais que je peux être encore meilleur.

«Je saisis mes opportunités et je provoque des choses au lieu d'attendre. Je suis aussi plus impliqué physiquement et, chaque fois que ça se produit, Michel semble m'utiliser davantage.»

Le fait d'avoir finalement pu s'entraîner, l'été dernier, et d'avoir pris du muscle fait-il une différence à ce niveau?

«Ça ne peut pas nuire d'avoir quelques livres en plus sur sa charpente, mais la plus grosse différence, c'est entre les deux oreilles», a-t-il répondu.

Une chimie qui se développe

Le trio qu'il formait formait avec Alex Galchenyuk et Gabriel Dumont était de toutes les attaques en première période.

Dumont a fait le gros du boulot, derrière le filet, pour préparer le premier but du match.

«[Eller et Galchenyuk] ont tous les deux connu un très bon match», a souligné le Québécois, trop humble pour s'inclure dans l'équation.

«Lars était partout ce soir, c'était facile de jouer avec lui.»

Une fois passée la vague de punitions en milieu de rencontre qui a quelque peu brisé leur rythme, les trois hommes ont repris là où ils avaient laissé.

En fin de troisième période, un repli en zone offensive a permis à Eller de voler la rondelle à Zack Smith à la ligne bleue et d'offrir à Galchenyuk une chance de tirer depuis l'enclave. Le lancer de la recrue a frappé la barre horizontale.

On croit voir poindre une certaine chimie avec la recrue Galchenyuk mais, selon le centre de 23 ans, il y a encore place à l'amélioration.

«Les choses nous viennent naturellement car nous sommes deux joueurs intelligents, a expliqué Eller. Mais nous devons parler davantage, entre autres en ce qui a trait à son travail sans la rondelle et notre positionnement.»

Galchenyuk, pour sa part, a admis que sa confiance était en montagnes russes en cette première saison à Montréal.

«Il y a des soirs où ça va mieux que d'autres, a dit Galchenyuk. On travaille et on essaie de générer des chances de marquer, mais le plus important c'est qu'on évite que l'adversaire marque quand on est sur la glace.

«Pour un jeune joueur, la confiance est une drôle de chose. Ça se passe bien durant un match et tu crois que tout se met en branle. Puis tu joues un match ordinaire et c'est comme s'il fallait tout recommencer à zéro.

«Je dois trouver une façon d'afficher plus de constance.»