Les trois premiers buts du Canadien, mercredi soir aux dépens des Leafs, ont servi une belle leçon à P.K. Subban et aux autres qui préfèrent parfois, et des fois trop souvent, la puissance à la précision.

François Gagnon LA PRESSE

Alexei Emelin s'est simplement assuré de placer la rondelle sur le but lorsqu'il a permis au Canadien de niveler les chances en première période. La rondelle a dévié au passage sur Tyler Bozak avant de déjouer Ben Scrivens. Sur le deuxième but, P.K. n'a pas tenté de défoncer la baie vitrée. Il a simplement atteint la cible. Scrivens a accordé un vilain retour sur sa gauche, la rondelle a frappé Pacioretty qui fonçait au filet pour dévier dans le but. Un tir hors cible n'aurait pas donné de retour. Il n'aurait pas permis à Pacioretty de marquer.

Sur le but gagnant: même chose. Vrai que David Desharnais a remporté sa mise en jeu la plus facile en carrière alors que le juge de lignes Jean Morin a déposé la rondelle alors que Tyler Bozak s'était retiré du cercle. Mais une fois en possession de la rondelle, Josh Gorges n'a pas perdu une seconde à se tordre le dos pour mettre du poids derrière la rondelle. Il a simplement tiré vers le but et le combatif Brendan Gallagher a profité de l'inertie des Leafs en défensive pour faire dévier la rondelle et marquer.

Le Canadien a bousillé des occasions beaucoup plus belles plus tôt dans le match. Gallagher, bien nourri par David Desharnais, s'était fait voler plus tôt dans la rencontre. Emelin avait frappé un poteau. Pacioretty est passé dans le beurre devant une cage déserte.

Les trois buts sont pourtant venus de tirs en apparence anodins. Il faudra s'en souvenir.

Michael Ryder? Pas grand-chose à dire de l'attaquant qui n'a pas été un facteur dans le match. Une rencontre qui a été marquée par une autre performance étincelante du trio de David Desharnais flanqué de Max Pacioretty et Brendan Gallagher qui, après le passage à vide de Scott Gomez, donnera aux partisans de nouvelles raisons d'aimer le joueur endossant le numéro 11. En passant, c'était le premier but du numéro 11 du Canadien depuis le 17 février 2012. On n'attendra pas un an pour le prochain.

Impossible non plus d'oublier Brandon Prust qui s'est occupé à lui seul de répliquer aux assauts des Leafs. Comme en témoignent ses huit mises en échec, sur les 27 assénées par le Canadien. Prust mérite les éloges pour son courage. On ne peut pas en dire autant des Moen et Armstrong qui devraient songer à l'appuyer de temps en temps. Du moins, il me semble...