Le commissaire adjoint de la LNH, Bill Daly, prétend que propriétaires et joueurs sont tous à blâmer pour leur incapacité d'en venir à la conclusion d'une nouvelle convention collective avant la date limite de samedi.

Mis à jour le 11 sept. 2012
ASSOCIATED PRESS

Daly a écrit dans un courriel adressé à l'Associated Press qu'il espérait que les deux parties se réuniraient avant samedi.

«Mais en ce moment, nous n'avons aucune indication que le syndicat a quoi que ce soit de nouveau à nous dire. Et actuellement, nous n'avons rien de nouveau à leur dire, a-t-il écrit, mardi. C'est malheureux, mais c'est la réalité.»

La convention collective de la LNH se termine à minuit samedi soir et l'imposition d'un lock-out semble inévitable. Ce serait le quatrième conflit de travail dans la ligue depuis 1992.

«En fin de compte, nous voulons seulement négocier un accord équitable qui offrira à toutes nos équipes la stabilité et une bonne santé financière, a-t-il poursuivi. Nous espérions, et nous l'espérons encore, que nous pouvons le faire sans provoquer l'interruption de la prochaine saison. La logique aurait voulu que nous étions capables de le faire. Le fait que nous n'y soyons pas encore parvenus est très décevant. Et c'est un échec pour lequel les deux parties doivent partager le blâme.»

Plus de 250 joueurs ont prévu assister à des réunions de l'Association des joueurs de la LNH, mercredi et jeudi, à New York, afin de faire le point sur l'état des négociations.

Le bureau des gouverneurs se réunira également jeudi dans les bureaux de la ligue à New York et pourrait donner au commissaire Gary Bettman le pouvoir d'imposer un lock-out si une nouvelle convention collective n'est pas conclue d'ici samedi.

Le gardien Tuukka Rask des Bruins ne semble pas très optimiste.

«J'entends parler de novembre, décembre et du Nouvel an, a-t-il mentionné lundi. Mais personne ne sait vraiment.»

Donald Fehr, à la tête du syndicat des joueurs depuis deux ans, a déclaré que ses joueurs sont résignés à l'éventualité d'un arrêt de travail, qui ferait suite aux lock-out dans la NFL et la NBA l'an dernier.

Les revenus de l'industrie sont passés de 2,1 milliards $ US à 3,3 milliards annuellement en vertu de l'actuelle entente. Les propriétaires ont demandé aux joueurs de réduire leur part des revenus liés aux activités de hockey de 57 à 43%, puis modifié leur offre à 46% pour un accord d'une durée de six ans.

Les joueurs sont d'avis que les propriétaires ne se sont pas attaqués aux vrais problèmes en réexaminant le partage des revenus entre les équipes.

Les deux parties n'ont pas tenu une véritable séance de négociations depuis le 31 août et le conflit menace le début de la saison régulière, prévue le 11 octobre. Les camps d'entraînement doivent s'ouvrir le 19 septembre.