Avec une semaine plutôt difficile à l'horizon, le Canadien aurait bien fait de commencer avec une victoire sur les Panthers de la Floride, lundi soir au Centre Bell. Mais il ne l'a pas fait.

Richard Labbé LA PRESSE

À la place, le Canadien a échappé un autre match, cette fois par la marque de 2-1. Il s'agit de la septième défaite du club cette saison, contre seulement une victoire. Il s'agit aussi d'un sixième revers de suite, une première depuis février 2007.

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Bref, rien pour tuer les rumeurs à propos du sort qui pourrait guetter l'entraîneur Jacques Martin si ça ne se replace pas bientôt...

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Et puisqu'une mauvaise nouvelle n'arrive jamais seule, il y a aussi ceci: l'attaquant Max Pacioretty, l'un des rares à afficher un minimum de constance chez le Canadien cette saison, a dû quitter lors de la deuxième période, suite à un choc avec le défenseur Mike Weaver. On ne l'a pas revu par la suite.

Fidèle à ses habitudes, l'entraîneur Jacques Martin n'a pas voulu dévoiler la nature de la blessure, se contentant de dire que Pacioretty allait être examiné mardi. Mais il est clair que le Canadien ne peut se passer de Pacioretty, comme il est clair que ce club cherche des solutions qui ne viennent pas.

«On a quand même fait de bons jeux, a expliqué l'attaquant Erik Cole, qui semblait au bord de la déprime dans un vestiaire très silencieux. Nous avons bien contrôlé le jeu à cinq contre cinq. Il nous faut trouver une façon de se sortir de ce pétrin.»

Et comment expliquer que le Canadien se retrouve en si mauvaise position? «Je ne peux pas l'expliquer», a répondu Cole sans hésiter.

Cole aura donc inscrit le seul but du Canadien lundi soir, un but en avantage numérique en début de match. Deux premières sur ce jeu: un premier pour Cole dans le maillot bleu, blanc et rouge, et un premier cette saison pour le CH à 5 contre 4.

Mais Cole n'a rien pu faire par la suite, pas plus que ses collègues, et c'est avant tout la faute à un jeune gardien de 21 ans: le Suédois Jacob Markstrom, qui a pris la place du blessé José Théodore. Le jeune n'a pas manqué d'étonner, lui qui ne prenait part qu'à un quatrième match en carrière dans la LNH. Avec ses 6'6, Markstrom a passé sa soirée à enfiler les arrêts d'importance, et à permettre à son club de rester dans le coup.

Pendant que Markstrom se chargeait de tout arrêter (ou presque), ses collègues ont profité du début de la 3e période pour enfoncer le but gagnant, un tir de la pointe dévié par l'attaquant Scottie Upshall, planté devant le nez de Peter Budaj, qui en était à un premier départ cette saison.

Budaj a été un peu faible sur le premier but des Panthers, signé Tomas Fleischmann (une rondelle passée entre les jambières), mais dans l'ensemble, le gardien slovaque n'a certes pas à rougir de cette performance.

Avec 49 secondes à faire au match, le Canadien a soudainement obtenu une occasion rêvée: une pénalité aux Panthers, qui a mené à un 6 contre 4. Mais les joueurs montréalais n'ont pu élucider l'énigme Markstrom, et c'est sous les huées d'un public impatient que les locaux ont dû quitter la surface glacée.

«Un de ces matchs, le vent va bien finir par tourner en notre faveur, a souhaité le défenseur Josh Gorges dans le vestiaire. Nous devons trouver une façon. Quand l'autre équipe mène par un but et ferme le jeu, ce n'est pas le moment de faire dans la dentelle, je crois.»

Et maintenant, il y a les Flyers de Philadelphie et les Bruins de Boston à l'horaire pour les trois prochains matchs. Rien de facile... mais Jacques Martin ne semblait pas trop inquiet.

«Il s'agit de corriger quelques aspects de notre jeu», a indiqué l'entraîneur.

Corriger quelques aspects, et souhaiter de bonnes nouvelles pour Pacioretty. Oui, le temps des prières est déjà commencé.