Les quatre premiers matchs au calendrier paraissaient prometteurs pour les hommes de Jacques Martin. Toronto, Winnipeg, Calgary et Colorado : voilà quatre formations qui auront de la difficulté à se tailler une place en séries éliminatoires, le printemps prochain, et qui ne sont pas exactement des prétendantes à la Coupe Stanley.

Marc Antoine Godin LA PRESSE

Sur papier à tout le moins, le Tricolore forme une équipe supérieure à celles-ci. Une belle occasion de mettre des points en banque, aurait-on pu croire. Or, pendant que l'Avalanche du Colorado, les adversaires de samedi au Centre Bell, profitaient d'un congé après avoir rossé les Sénateurs d'Ottawa 7-1 la veille, le Tricolore, travaillait à trouver rapidement des solutions, hier.

S'il n'y arrive pas et qu'il s'incline face à l'Avalanche, il aura perdu trois matchs et six précieux points.

«On n'entame aucun match en pensant que nous allons mettre deux points en banque, a insisté Josh Gorges. La compétition est trop serrée. Qu'une équipe soit prétendante à la Coupe Stanley ou non, ça ne change rien. Dans les dernières années, la différence entre l'équipe qui finissait septième et celle qui finissait neuvième a été de cinq points ou moins. Ça équivaut, sur 82 matchs, à cinq défaites en prolongation.

«Alors je ne crois pas aux calendriers faciles.»

D'autant plus que, selon Erik Cole, l'évaluation que l'on fait des différentes formations peut être mise à mal en début d'année.

«Toutes les équipes sont vulnérables à ce temps-ci de l'année car elles sont toutes en période de rodage», a-t-il noté.

Jacques Martin a l'habitude de diviser le calendrier de son équipe en segments et l'identité de ses adversaires ne lui a certainement pas échappé. Mais les joueurs, eux, affirment qu'ils n'approchent pas les choses de la même façon.

«Il n'y a que le match suivant qui m'intéresse», nous a dit Gorges.

Que les Flames de Calgary et l'Avalanche de Colorado représentent ou non de bonnes équipes ne changent rien à l'enjeu : si le Canadien aligne les contre-performances, il en paiera le prix.

«Ces points-là en début de saison sont importants, a reconnu Gorges. Ceux que l'on échappe ne pourront pas être récupérés en cours de route. C'est particulièrement vrai lorsqu'on affronte des équipes de l'Association Ouest. Ce sont des points cruciaux qui font la différence lors du sprint de fin de saison.»