Selon Lars Eller, la direction du Canadien va jouer de prudence avec lui. Parce qu'elle ne veut pas répéter l'erreur qui s'est produite dans le cas d'Andrei Markov.

Richard Labbé LA PRESSE

Eller, qui se remet toujours d'une blessure à l'épaule droite, a répété hier qu'il ne participera à aucun match tant qu'il ne sera pas rétabli à 100%. Il s'agit d'une directive de l'équipe qui, selon lui, est une conséquence directe du retour trop hâtif d'Andrei Markov à l'entraînement.

Le défenseur russe, rappelons-le, a aggravé sa blessure à un genou en voulant reprendre le collier trop hâtivement il y a quelques semaines.

«C'est une question de bon sens, a expliqué Eller, hier midi, à Brossard. Je dois être complètement remis de ma blessure avant même de penser à disputer un match; et peut-être que c'est la direction qui le veut ainsi après ce qui est arrivé à Markov. Il ne faut pas répéter la même erreur deux fois de suite.»

Ainsi donc, l'attaquant danois ne pourra prendre part aux deux derniers matchs préparatoires de l'équipe, ce soir au Centre Bell, puis samedi soir à Québec. Mais il espère toujours être en uniforme au moment où l'équipe amorcera sa saison régulière, le 6 octobre, à Toronto.

«Je me sens bien»

Pour le moment, Eller doit obtenir l'autorisation des médecins du club afin de pouvoir prendre part aux contacts pendant les entraînements. Il s'attend à avoir le feu vert à ce sujet d'ici la fin de semaine.

«Je me sens bien, mais j'ai besoin de me faire renverser sur le derrière pour m'assurer que tout va bien, que tout est rentré dans l'ordre... Tout ce qu'on fait, c'est de suivre les recommandations du médecin, et à ce chapitre, je n'accuse aucun retard sur l'échéancier prévu.»

Reste à voir si le joueur de 22 ans accuse maintenant du retard dans le grand scénario de Jacques Martin. La LNH étant parfois un univers bien cruel, un monde où des joueurs réguliers perdent parfois leur place à cause d'une blessure qui arrive au mauvais moment.

Lars Eller, lui, ne s'en fait pas avec ça.

«Je n'ai pas peur de perdre ma place. Je suis très confiant, je sais que j'ai un rôle à jouer dans cette équipe. Tout ce que j'attends, c'est d'être à 100% de mes capacités. J'ai déjà subi le même genre de blessure à l'épaule gauche, et je m'en étais bien remis. Je sais que je vais pouvoir m'en remettre une nouvelle fois.»

Le couperet tombe encore

Le Canadien a retranché trois autres joueurs de son camp d'entraînement hier, et encore une fois, il n'y a aucune surprise à signaler.

Le gardien Nathan Lawson, l'attaquant Brian Willsie et le défenseur Frédéric St-Denis ont donc été cédés aux Bulldogs de Hamilton, tel que prévu.

Cela vient porter le nombre de joueurs présents au camp du Canadien à 36.