Leur difficile campagne étant maintenant chose du passé, les Sénateurs pourraient vivre des jours encore plus frustrants au cours de la saison morte.

Lisa Wallace LA PRESSE CANADIENNE

Les espoirs des Sénateurs de réussir un beau parcours dans les séries ont été anéantis, samedi, quand ils se sont inclinés 4-3 contre les Penguins de Pittsburgh. Les champions en titre de la coupe Stanley ont remporté la série du premier tour en six matchs. La journée de lundi, les joueurs de la formation d'Ottawa l'ont donc passée à vider leurs casiers.

Les Sénateurs n'ont pas atteint le deuxième tour éliminatoire depuis le printemps 2006, quand ils s'étaient rendus en grande finale. Compte tenu que plusieurs joueurs pourraient devenir autonomes cet été, il pourrait y avoir des changements importants.

Un dossier-clé sera celui du défenseur Anton Volchenkov, qui pourrait devenir joueur autonome sans compensation le 1er juillet. Volchenkov, un joueur respecté à travers la ligue parce qu'il bloque bien les tirs et préconise un style robuste, compte toucher bien davantage qu'un salaire annuel de 3,2 millions $ US, comme ç'a été le cas l'hiver dernier.

Le directeur général des Sénateurs Bryan Murray ne semblait pas très optimiste lorsqu'appelé à évaluer ses chances de retenir les services de Volchenkov.

«Je ne sais pas si je vais pouvoir conclure une entente avec lui, a dit Murray. Ce sera très difficile.

«Nous aurons plusieurs joueurs autonomes avec compensation. Même si nous parvenons à leur faire signer des contrats aux montants que nous espérons - c'est rarement le cas - la situation risque d'être difficile au plan budgétaire.»

Volchenkov, lui, n'a pas exclu un retour à Ottawa.

«Il y a toujours une chance que je revienne, a-t-il dit. J'ai joué sept ans ici. Mon premier choix est de jouer à Ottawa, c'est certain.»

Il faudra aussi régler le dossier des gardiens. Pascal Leclaire a déçu à sa première saison avec les Sénateurs. Les blessures et un manque de constance lui ont fait perdre le poste de no 1, qui est revenu à Brian Elliott.

Leclaire a été solide dans les deux dernières rencontres de la série contre les Penguins, et Murray a dit espérer que le Repentignois de 27 ans se servira de ces prestations pour bien amorcer la prochaine campagne.

«C'est un bon gardien, il a le sens de la compétition et j'espère qu'il aura un bel été, a dit Murray. Le conditionnement physique et ces choses-là sont toujours des aspects importants que nous abordons avec nos joueurs, et nous espérons qu'il reviendra en force.

«Il aura une autre saison pour prouver qu'il peut être le gardien no 1, et nous lui donnerons cette chance.»

Leclaire sait quelles seront les attentes à son endroit la saison prochaine, et il a dit avoir hâte de relever le défi.

«Evidemment, j'espérais connaître une meilleure saison, mais ce n'est pas ce qui est arrivé. En espérant que la prochaine sera meilleure, a déclaré Leclaire. J'ai un gros été devant moi.»

Neuf joueurs des Sénateurs pourraient devenir joueurs autonomes avec restrictions, dont Peter Regin, Nick Foligno, Jesse Winchester et Chris Campoli.

Murray devra aussi régler le cas de Jonathan Cheechoo, dont le contrat prévoit qu'il empochera 3,5 millions $ la saison prochaine. Cheechoo a été renvoyé dans les mineures après avoir connu des difficultés en début de campagne.

Murray a frémi quand on l'a interrogé sur la clause de non-échange prévue au contrat de Jason Spezza. Celle-ci entrera en vigueur le 1er juillet. Spezza ne fait pas l'unanimité à Ottawa, où on le vante pour ses talents offensifs et on le critique pour les erreurs qu'il commet.

«Il est ce qu'il est et il faut l'accepter, a lancé Murray. Nous espérons qu'il continuera de jouer comme il le fait, tout en faisant les petites choses un peu différemment, et mieux. Mais c'est un bon joueur et on ne trouve pas ce genre de joueur très souvent dans la Ligue nationale.»

Daniel Alfredsson a par ailleurs reconnu qu'il jouait en dépit d'une hernie et il sera bientôt opéré. Alfredsson a dit qu'il a commencé à en ressentir les effets avant les Jeux olympiques et que le mal s'est aggravé petit à petit. Il s'attend à avoir besoin de quatre à six semaines pour s'en remettre.