C'est de belle manière que le Canadien a amorcé son plus long voyage de la saison en mettant un terme à sa série de cinq revers (0-4-1). Et, ce sont les unités spéciales qui ont tranché le débat en faveur du Canadien. En désavantage numérique, c'est Jaroslav Halak qui a fait la différence tandis que le retour d'Andrei Markov a animé l'attaque massive.

Mis à jour le 19 déc. 2009
Pierre Ladouceur LA PRESSE

Immobilisme

Le Canadien a été victime de l'échec-avant des Islanders dès le début du match alors que les hommes de Jacques Martin souffraient d'immobilisme. Sans les prouesses de Jaroslav Halak, les locaux auraient pu se façonner une avance confortable. Mais c'est le Canadien qui a marqué le seul but de la période, celui d'Andrei Markov. Avant de parler de ce but, il serait bon de revenir à la source de ce jeu de puissance. Les Islanders attaquaient en force lorsque Ryan O'Byrne a mis un terme à cette attaque en immobilisant le porteur de la rondelle dans la bande. Cela permis une sortie de zone du Canadien et Jack Hillen a alors écopé d'une punition en zone offensive. Maintenant, sur le jeu de puissance qui a suivi, on a rapidement remarqué l'ajout de Markov sur cette unité spéciale. Avec la menace de Marc-André Bergeron à la pointe, Markov ne s'est pas gêné pour créer un surnombre aux abords du filet des Islanders. C'était justement le joueur en surplus que les Islanders ont été incapables de couvrir. Par contre, lors du jeu de puissance suivant, on a eu droit à un véritable film d'horreur alors qu'Halak a été obligé d'effectuer de gros arrêts contre Richard Park et Nate Thompson.

Discipline

Le Canadien a encore joué avec le feu en période médiane alors que Tomas Plekanec a effectué trois visites au cachot à cause de petites tricheries. Ces infractions n'ont pas été coûteuses tout simplement parce qu'Halak a été sensationnel. Il a volé des buts à Blake Comeau et Matt Moulson en deux occasions. Mis à part ces infractions, le Canadien a amélioré sa prestation pour ce deuxième engagement. D'ailleurs, c'est une attaque en zone offensive du trio de Scott Gomez, Matt D'Agostini et Sergei Kostitsyn qui a incité Mark Streit à commettre une infraction. Et, pour la deuxième fois en trois occasions sur le jeu de puissance, le Canadien a profité de la situation. Eh oui, c'est encore Markov (jeu du match) qui a trouvé le fond du filet après une belle mise en scène de Bergeron. Le duo Markov-Bergeron à la pointe sur le jeu de puissance n'est pas sans nous rappeler le tandem Markov-Streit.

Jeu de puissance

Le Canadien a marqué son troisième but de la rencontre avec l'avantage d'un homme lorsque Gomez a repéré Glen Metropolit à l'embouchure du but des Islanders. C'était un but bien mérité pour Metropolit parce que c'est le travail de son trio complété avec Travis Moen et Max Pacioretty qui avait valu ce jeu de puissance aux siens. Par ailleurs, en désavantage, outre la prestation d'Halak, il ne faudrait pas oublier le travail des arrières qui ont nettoyé le devant du filet ainsi que les avants qui ont exercé une pression constante sur le porteur.

LE JEU DU MATCH : Andrei Markov

Le tir de Marc-André Bergeron a blessé Nate Thompson. Bergeron a repris la rondelle et l'a remise à Markov qui était démarqué dans l'enclave. L'arrière du Canadien a alors été patient et il a choisi la cible qu'il voulait atteindre pour inscrire son deuxième but en avantage numérique.

LE HÉROS DU MATCH : Jaroslav Halak

Il a réussi un jeu blanc pleinement mérité puisqu'On a répertorié dix arrêts sur des tirs qui auraient normalement valu des filets aux Islanders. Sa prestation a faussé les données puisque les Islanders ont dominé cette rencontre.

LE CHIFFRE DU MATCH : 75



Les joueurs des Islanders ont lancé 75 fois en direction du filet du Canadien avec 40 tirs au but, 24 lancers bloqués et 11 lancers ratant la cible.