En pleine série noire cette saison, Tiger Woods s'apprête à défendre jeudi sur le parcours de Whistling Straits, au Wisconsin, un titre de numéro 1 mondial plus fragile que jamais, lors du Championnat de la PGA, dernier tournoi du Grand Chelem de l'année.

Mis à jour le 11 août 2010
AGENCE FRANCE-PRESSE

Woods, vainqueur de 14 tournois du Grand Chelem, se prépare à ce 92e Championnat de la PGA dans un contexte des plus délicats: incapable de remporter une seule victoire cette saison, il a signé la semaine dernière sa plus mauvaise performance en 14 ans de carrière, bouclant le tournoi de l'Invitation Bridgestone  à 18 coups au-dessus de la normale, pour une avant-dernière place au classement général.

À Akron, Woods a conservé de justesse son titre de numéro 1 mondial, alors qu'il était au coude à coude avec Phil Mickelson. Et ce dernier, bien que diminué par une douloureuse arthrite, reste l'adversaire le plus sérieux de Woods à Whistling Straits.

De l'aveu du «Tigre», à l'issue de sa performance catastrophique à Akron, «la saison fut longue», en référence au scandale sur sa vie privée qui l'a contraint à mettre sa carrière entre parenthèses entre fin novembre 2009 et avril 2010, et qui a pesé sur ses performances depuis son retour à la compétition.

Woods, dont la dernière victoire remonte à novembre dernier en Australie, juste avant les débuts du tourbillon médiatique autour de ses relations extra-conjugales, a vu son jeu sévèrement affecté par ces déboires privés.

Une saison à sauver

Le golfeur de 34 ans a comparé ces neuf derniers mois à une autre période noire de sa vie, lorsqu'il a perdu il y a quatre ans son entraîneur, son meilleur ami et son père.

Mais de l'aveu même de Woods, celui-ci n'éprouve tout simplement plus le même plaisir à jouer au golf aujourd'hui que dans le passé, alors que tabloïds et paparazzi l'ont traqué comme jamais ces derniers mois.

Faisant référence à cette pression médiatique - qui a toutefois diminué aujourd'hui - Woods confie que «chaque fois que je sortais, c'était un peu plus difficile. En dehors des terrains, cela a été encore plus difficile».

«Mon père avait l'habitude de dire: 'il faut continuer à vivre'. C'est quelque chose que j'ai pris à coeur, et que je me suis dit à plus d'une reprise».

Bien que son aura de champion en ait pris un coup cette saison, Woods avoue qu'il s'est néanmoins surpris lui-même ces derniers mois et assure voir des signes d'amélioration dans son jeu. Et que s'il pouvait décrocher un 15e titre majeur cette semaine, cela l'aiderait à sauver quelque peu cette année terrible.

«Peu importe que cela ait été une mauvaise ou une bonne année, l'important est d'être bon ici pour que l'année s'avère bonne».