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Les Grands Prix de Québec et Montréal parmi les grands événements?

Les Grands Prix cyclistes de Québec et de... (Photo Jeff Pachoud, AFP)

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Les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal mettront aux prises 21 équipes de huit coureurs, dont l'équipe Europcar, qui compte dans ses rangs le Québécois David Veilleux (photo).

Photo Jeff Pachoud, AFP

Marc Tougas
La Presse Canadienne

Les Grands Prix cyclistes de Québec et de Montréal ont toutes les chances d'être retenus au sein d'un calendrier de l'UCI WorldTour écourté, redéfini et bonifié, selon Serge Arsenault, président des deux épreuves québécoises qui en seront à leur quatrième présentation en septembre prochain.

Le premier - et plus solide - indice que les GPCQM risquent fort d'être retenus parmi la crème de la crème des rendez-vous du cyclisme professionnel mondial, c'est qu'Arsenault s'est récemment retrouvé à Naples au sein d'un contingent représentant les cinq acteurs principaux du cyclisme professionnel, que le comité de gestion de l'UCI a consultés sur les nombreux changements proposés en vue de la saison 2015.

«J'ai fait un court séjour de 16 heures à Naples où on a discuté beaucoup», a expliqué Arsenault, lundi, en marge d'une conférence de presse qui avait pour but de confirmer que les Grands Prix de Québec et Montréal seraient disputés lors d'une quatrième année d'affilée, les 13 et 15 septembre.

«Il y avait le Tour de France et celui d'Espagne, le Giro, les classiques belges et nous. Nous avons été un peu surpris de nous retrouver là, mais ils nous ont dit qu'ils avaient absolument besoin d'une vision non européenne parce que le développement du cyclisme va également se faire à l'extérieur de l'Europe.»

Parmi les modifications envisagées par l'UCI, et que celle-ci a annoncées par communiqué la semaine dernière, il y aurait la réduction du nombre de courses au plus haut niveau, ainsi que la réduction du nombre de coureurs au sein de chaque équipe. On veut par ailleurs rendre plus homogènes les standards d'organisation d'une course à l'autre, ainsi que rendre plus clairs et limpides ce qui distingue les différents niveaux de compétition.

«On va probablement passer d'un calendrier de 24 à 25 courses à 15 ou 16. Il est possible qu'il y ait une WorldTour A, avec 15 courses, et une division B avec une dizaine de courses», a expliqué Arsenault.

La WorldTour A comprendrait la Vuelta, le Tour de France, le Giro d'Italie et les classiques belges, a noté Arsenault, mais ensuite «il y aura peu d'élus», a-t-il souligné.

«Québec et Montréal ont une très bonne chance d'y être, mais la compétition va être féroce», a souligné le président des GPCQM, en évoquant l'avènement de nouveaux joueurs provenant de la Russie, du Brésil et de l'Asie.

L'UCI risque donc de ne retenir que les épreuves ayant des attraits indéniables. Arsenault s'est toutefois dit d'avis que son événement est «drôlement bien positionné» pour être retenu au sein d'une éventuelle WorldTour A.

Notamment, parce que les GPCQM ont été identifiés par l'UCI comme l'exemple à suivre pour les autres, a révélé Arsenault.

«Et ça, c'est sans prétention», a souligné l'ancien annonceur de la Société Radio-Canada, qui a par ailleurs indiqué que son organisation a vu sa sanction de l'UCI être renouvelée pour une période de quatre ans, l'an dernier.

«Du point de vue de l'organisation, du respect des athlètes - c'est-à-dire les hôtels, la nourriture, la sécurité et la qualité du parcours -, la qualité de la télédiffusion au niveau mondial, les spectateurs, le désir d'avoir des courses avec un esprit moderne - c'est-à-dire dans le centre-ville... Tous ces points-là sont presque conformes à l'idée que se font les gens de l'UCI de ce que pourrait être le transfert du cyclisme traditionnel vers un cyclisme professionnel de haut niveau.»

Selon le cycliste québécois Dominique Rollin, les GPCQM ont «tout pour rester sur le circuit» WorldTour.

«Ce sont des courses qui sont jeunes, mais qui sont très appréciées, et très bien organisées aux niveaux de l'encadrement, de l'hébergement et des déplacements, a-t-il relevé. (Les organisateurs) font des choses qui ne se voient pas ailleurs - les courses traditionnelles en Europe n'ont pas un tel support pour les déplacements, par exemple, tandis que les hôtels sont plus éparpillés. En centralisant l'hébergement comme ils le font ici, ça facilite tout au niveau de l'organisation.»

«Ce sont les coureurs eux-mêmes qui ont fait la publicité (des GPCQM), a affirmé Arsenault. Par le bouche à oreille - Radio-Peloton, comme on l'appelle.»

Reste maintenant à savoir si l'UCI est à l'écoute de ses athlètes...

«Quand tu as un haut-parleur de 300 décibels dans les oreilles, c'est dur de ne pas écouter», a lancé Arsenault en guise de réponse, après avoir lancé une autre boutade pour résumer ce qu'il pensait de ses chances de rester parmi l'élite du cyclisme mondial: «C'est comme si je suis à six mètres du fil d'arrivée avec 2 km d'avance sur le peloton et vous me demandez si j'ai une chance de gagner».

Les GPCQM de septembre prochain mettront aux prises 21 équipes de huit coureurs, dont les 19 formations du WorldTour et l'équipe continentale Europcar, qui compte dans ses rangs le Québécois David Veilleux. Celui-ci a récemment été sélectionné par sa formation pour participer au Tour de France.




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