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Ces cyclistes québécois soldats de l'ombre

Hugo Houle a joué son rôle en ramenant... (Photo Yan Doublet, Le Soleil)

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Hugo Houle a joué son rôle en ramenant son leader Romain Bardet dans le peloton quand celui-ci a dû changer de vélo en raison d'un bris de dérailleur à 30 kilomètres de l'arrivée.

Photo Yan Doublet, Le Soleil

(QUÉBEC) Il fallait être attentif pour les repérer dans le peloton, mais Hugo Houle et Antoine Duchesne ont démontré pourquoi ils sont des coureurs appréciés de leur équipe française respective, hier, au Grand Prix cycliste de Québec.

Houle, d'AG2R La Mondiale, a joué son rôle en ramenant son leader Romain Bardet dans le peloton quand celui-ci a dû changer de vélo en raison d'un bris de dérailleur à 30 kilomètres de l'arrivée.

Sa tâche accomplie, le cycliste de Sainte-Perpétue a tenté d'accrocher le groupe de tête dans les derniers kilomètres, mais il a dû se contenter de la 45e place, à 41 secondes du gagnant Simon Gerrans. Satisfait de sa tenue, il regrettait seulement «une erreur de positionnement» avant la dernière ascension de la côte de la Montagne.

«Je pense que j'aurais été capable d'être devant si j'avais été un peu mieux placé, a évalué Houle, contraint à l'abandon sur un bris de chaîne l'an dernier. Mais j'ai fait mon travail, j'ai aidé Romain et l'équipe est contente. De façon générale, ça témoigne de la forme dans laquelle je suis.»

Bardet, finalement 24e après avoir été «gêné» par la chute d'Arthur Vichot dans le sprint final, a salué les efforts de son coéquipier de 23 ans. «Hugo est un super coéquipier, a dit le sixième du Tour de France. Il a un excellent état d'esprit et il est très motivé à domicile. C'est un coureur de l'ombre, mais je peux vous dire qu'il abat un travail extraordinaire tout au long de l'année pour l'équipe.»

«Tout pour eux»

En temps normal, Antoine Duchesne, blessé à un genou il y a un mois, n'aurait jamais pris le départ de la course. Mais sa volonté d'appuyer ses équipiers d'Europcar et de démontrer son savoir-faire dans sa ville d'adoption a eu préséance sur la douleur.

«On a des coureurs en super bonne forme en ce moment et c'était tout pour eux», a expliqué le néo-pro originaire de Chicoutimi. «Je n'ai pas pensé à moi ni à mon genou du tout. Je sais que j'étais avec des gars qui pouvaient gagner et j'avais envie de faire partie de ça.»

Dès le premier tour, Duchesne a pensé à poser pied, mais les anti-inflammatoires et l'adrénaline ont fini par avoir raison de la douleur. Il a ensuite été constamment vu à l'avant du peloton, s'appliquant à couper le vent à ses coéquipiers, dont son leader Cyril Gautier (15e): «Les autres n'ont eu rien à faire, ça nous a permis d'avoir plus de coureurs vers la fin de la course.»

Au huitième des 11 tours, son genou droit a finalement atteint son point de rupture et Duchesne s'est arrêté après avoir jeté ses dernières forces. «Je l'ai vraiment bien grugé, a dit celui qui fêtait son 23e anniversaire. Mais après, je me suis dit que ça ne servait à rien, que sinon je ne marcherais plus pendant un mois.»

Il a bien l'intention d'être encore de la partie demain sur le mont Royal, aussi longtemps que son genou tiendra le coup.




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