Le Canadien Ryder Hesjedal sera de retour en selle samedi à l'occasion de la Classique San Sebastian, moins d'une semaine après avoir terminé l'éprouvant Tour de France.

Neil Davidson LA PRESSE CANADIENNE

Le cycliste de 29 ans originaire de Victoria a vécu plusieurs expériences depuis qu'il a parcouru les Champs-Élysées lors de la dernière étape du Tour de France, dimanche dernier.

Son équipe, Garmin-Transitions, a organisé une fête commanditée par POM dans une boîte de nuit de Paris. Hesjedal a d'ailleurs été témoin d'une prestation de Pharrell Williams et de son groupe N.E.R.D.

«C'est l'un des plus gros noms de l'industrie musicale. C'était vraiment incroyable de l'avoir, au fond, pour nous - lors d'une fête organisée pour nous», a confié Hesjedal.

Interrogé à savoir si le champagne avait coulé à flots, Hesjedal a ri et déclaré «il y a eu quelques verres».

Le Canadian a également renoué avec son ami et acteur Owen Wilson, qui était présent au fil d'arrivée du Tour de France.

«Une journée mémorable», a dit Hesjedal.

Puis, c'était direction Biarritz en compagnie de sa fiancée pour passer quelques jours à la plage.

Il n'en fallait pas plus pour qu'on reconnaisse rapidement le cycliste canadien. Un chauffeur de taxi a déduit qu'il était cycliste, et retrouvé son nom assez rapidement.

«Personne ne m'a reconnu ni pointé du doigt, mais s'ils réalisent que je suis un cycliste, alors il ne faut que quelques secondes pour qu'ils viennent à ma rencontre», a indiqué Hesjedal en riant.

Certains pourraient penser qu'après 3 642 kilomètres et plus de 92 heures en selle - à travers les montagnes, les routes escarpées et les plaines des Pays-Bas, de la Belgique et de la France - Hesjedal aurait espéré une plus longue période de repos.

Mais Hesjedal assure qu'il a hâte d'entreprendre l'épreuve espagnole de 234 kilomètres. Il tire probablement sa motivation du fait qu'il a terminé cinquième l'année dernière à cet endroit.

«Je veux améliorer mon résultat», a-t-il rétorqué.

Hesjedal participera pour la troisième fois à cette épreuve, qui a été pimentée par deux montées de première catégorie de l'Alto de Jaizkibel additionnelles et d'une autre de deuxième classe dans l'Arkale, lors des 80 derniers kilomètres.

Cela signifie qu'il pourrait y avoir un petit peloton de tête à l'approche de l'arrivée - des conditions avantageuses pour Hesjedal par rapport aux entrées massives.

«Plus l'épreuve est sélective, mieux c'est», a-t-il dit.

Hesjedal surfe aussi sur son résultat au Tour de France, où il est devenu le meilleur Canadien depuis la quatrième place de Steve Bauer en 1988.

Il souhaite donc poursuivre sur sa lancée.

«J'étais de plus en plus fort au fur et à mesure que le Tour avançait, a expliqué Hesjedal. J'ai connu ma meilleure performance lors de la troisième semaine, et en conséquence je n'étais nullement fatigué lors des dernières étapes.

«J'espère connaître une bonne course samedi et tirer le maximum de ma condition physique.»

Le vainqueur du Tour de France Alberto Contador et du Luxembourgeois Andy Schleck participeront aussi à l'épreuve de San Sebastian. L'équipe Garmin-Transitions épaulera pour sa part le travail de Hesjedal.