À la veille de la fin de semaine de Pâques, bien des familles se questionnent : comment peut-on souligner cette fête particulièrement aimée des enfants et des grands-parents tout en respectant les mesures sanitaires en vigueur ? Voici quelques suggestions d’activités, préparées avec la coach familiale Laury Boisvert.

Catherine Handfield Catherine Handfield
La Presse

Soulignons-le d’emblée : si les grands-parents peuvent limiter leurs contacts, ça demeure l’idéal. « Nous savons que ça peut être difficile, mais c’est par mesure de précaution », écrit Marie-Hélène Émond, porte-parole au ministère de la Santé et des Services sociaux (MSSS). Le virus circule encore, rappelle-t-elle, et aucun vaccin n’est efficace à 100 %.

Si les rencontres virtuelles commencent à vous ennuyer, il y a moyen de les rendre plus amusantes, souligne Laury Boisvert, bachelière en psychoéducation et membre du Réseau Nanny secours.

Ça peut être intéressant, par exemple, de demander aux grands-parents de nous raconter des souvenirs de jeunesse ou de lire des histoires de Pâques aux enfants.

Laury Boisvert, bachelière en psychoéducation

Les enfants, pour leur part, peuvent préparer un spectacle pour leurs grands-parents et le présenter en grande première en visioconférence.

Autre idée sympathique de Laury Boisvert : sur Zoom, dans l’onglet Partager l’écran, on peut choisir « tableau blanc ». La partie de bonhomme pendu ou de Fais-moi un dessin peut commencer. Plaisir assuré !

PHOTO CATHERINE LEFEBVRE, ARCHIVES LA PRESSE

Dans les lieux publics extérieurs, notamment dans les parc, les activités de loisirs et de sports sans contacts et en groupes restreints sont possibles.

Se croiser au parc (à deux mètres !)

En zone orange ou rouge, sauf exception, les rassemblements à l’intérieur des maisons ou sur les terrains privés sont interdits. En conférence de presse mercredi, le premier ministre François Legault a lancé un avertissement en vue de la longue fin de semaine de Pâques : « Il ne faut vraiment pas que des personnes organisent des partys et des réunions. » Le plus risqué, a-t-il rappelé, ce sont les visites dans les maisons.

Dans les lieux publics extérieurs, cependant, les activités de loisirs et de sports sans contacts et en groupes restreints sont possibles, en fonction les mesures en vigueur dans chaque région. Si on n’habite pas à la même adresse, est-ce permis de manger une crème glacée à l’extérieur ou de boire un chocolat chaud ? Oui, répond Marie-Hélène Hémond, du MSSS, « dans la mesure où les deux mètres de distance sont respectés ».

Jouer dehors (à deux mètres !)

On peut organiser bien d’autres activités au parc. Laury Boisvert suggère d’aller simplement marcher, d’échanger un ballon de soccer ou une balle de hockey cosom (sans contacts), d’organiser une chasse aux œufs de Pâques ou une course à obstacles avec un œuf dans une cuillère ou un ballon entre les genoux. Encore là, il faudra respecter la distanciation physique et le nombre limite de personnes.

« Personnellement, j’aime beaucoup la craie avec les enfants, enchaîne Laury Boisvert. Il y a possibilité de faire plein de jeux différents, comme poursuivre le dessin de l’autre, dessiner des parcours au sol, jouer à la marelle… Et les enfants adorent faire de la craie. »

PHOTO MARCO CAMPANOZZI, LA PRESSE

Se donner rendez-vous dans un musée, en respectant en tout temps la distanciation physique de deux mètres, voilà une autre façon de voir les amis et la famille.

Se voir dans des lieux publics intérieurs ?

En zone rouge comme en zone orange, les musées, les zoos, les aquariums, les cinémas, les piscines et les arénas sont ouverts (sauf dans les régions de Québec, de Gatineau et de Lévis). « Pour ces activités intérieures, ce sont les mesures en vigueur dans ces lieux qui s’appliquent », indique Marie-Hélène Émond, du MSSS. Les familles ou les amis qui pensaient s’y donner rendez-vous doivent donc se sentir capables de respecter en tout temps la distanciation physique de deux mètres entre les différentes bulles… ce qui n’est pas toujours simple avec les enfants. Le risque de transmission du virus est aussi beaucoup plus élevé à l’intérieur. Selon Mme Émond, si les familles jugent essentiel de se rencontrer, l’idéal est de le faire dans un lieu extérieur public.

Et les grands-parents vaccinés ?

Les grands-parents qui ont reçu leur première dose de vaccin peuvent-ils se permettre plus de latitude avec leurs petits-enfants ? Marie-Hélène Émond rappelle que ça prend 14 jours (ou 21, pour les personnes âgées) avant que la vaccination ne devienne efficace. « Aucun vaccin n’est efficace à 100 %, écrit-elle. Ainsi, à l’heure actuelle, même si les personnes sont vaccinées, le virus circule toujours et les personnes doivent continuer de suivre toutes les consignes sanitaires (port du masque, 2 m, lavage des mains). Les consignes s’appliquent à tout le monde. Et nous demandons la collaboration de tout un chacun. »

Si les personnes aînées doivent demeurer « extrêmement prudentes », il est possible, pour elles, de garder leurs petits-enfants si cela offre un service de soutien à la famille, rappelle Marie-Hélène Émond. « Nous faisons appel au bon jugement de la population », conclut-elle.