Le marché de l’immobilier continue à faire boule de neige en ce début d’année, avec des ventes tous azimuts dans les régions de Montréal et de Québec, selon les données colligées par l’Association professionnelle des courtiers immobiliers du Québec (APCIQ). Une seule chose semble freiner ses ardeurs : des stocks de plus en plus dégarnis.

Sylvain Sarrazin Sylvain Sarrazin
La Presse

Malgré l’instauration de nouvelles mesures sanitaires, dont un couvre-feu, le marché immobilier n’est pas près de se coucher. Il a continué sur sa folle lancée de 2020, en signant au mois de janvier un record d’activité pour ce mois habituellement plus creux. Pendant que l’île de Montréal et la Rive-Sud ont connu une hausse des ventes de 17 %, Vaudreuil-Soulanges et la couronne nord ont respectivement enregistré une augmentation de 33 % et de 29 %. Les plex et les copropriétés ont constitué la locomotive de ce train filant à toute vapeur. Ces chiffres de vente n’ont jamais été aussi élevés au cours des 20 derniers, assure l’APCIQ dans un communiqué.

À Montréal, les ventes de maisons unifamiliales ont ralenti, tout comme l’ensemble du marché des ventes à Laval ; mais dans les deux cas, l’APCIQ attribue ces contre-performances au manque d’inscriptions.

Idem dans la région de Québec, qui a enregistré une hausse de 16 % par rapport à janvier 2020, même si le marché n’a pas autant crû que lors des six derniers mois, où il a dépassé les + 40 % mensuels. Là aussi, Charles Brant, analyste de l’APCIQ, pointe, entre autres, la raréfaction des propriétés unifamiliales au sein des stocks. Là aussi, les banlieues ont énormément d’appétit, notamment la zone nord avec une hausse de 49 % des ventes.

Du côté des prix, sans surprise aucune étant donné la chute de l’offre par rapport à la forte demande, les prix médians grimpent : + 23 % pour les unifamiliales, + 17 % pour les copropriétés et + 14 % pour les plex dans la région de Montréal ; + 11 % pour les unifamiliales, + 9 % pour les plex, mais - 2 % pour les copropriétés dans la région de Québec.