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La Fabrik M.R.: la passion des meubles «heavy métal»

Ce qui a commencé comme un passe-temps, il y... (Photo Bernard Brault, La Presse)

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Ce qui a commencé comme un passe-temps, il y a quelques années, est en voie de devenir une florissante entreprise pour Maxime Robitaille et Chrystelle Nadeau.

Photo Bernard Brault, La Presse

Il est pompier, elle est pompière. Quand ils ne sont pas au feu ou au poste, Maxime Robitaille et Chrystelle Nadeau sont dans leur «shop», à Vaudreuil, à façonner l'acier et le bois brut pour en faire des meubles, des objets utilitaires ou d'autres objets inusités. Ce qui a commencé comme un passe-temps, il y a quelques années, est en voie de devenir une florissante entreprise.

«On a commencé avec de vieux barils de chêne. On les transformait dans le garage de mon père: une porte, une table... des amis en voulaient. On n'avait aucune idée dans quoi on s'embarquait, on ne savait pas qu'on allait finir avec un atelier comme ça», explique le créateur de La Fabrik M.R., en nous faisant visiter l'atelier, rang Saint-Antoine. Entre la scie à ruban, la sableuse, le convoyeur, les appareils à souder et les autres machines, du bois et de l'acier de différentes formes et origines attendent leur transformation extrême.

Rien ne se perd, tout est à créer, si on se fie à Maxime, 29 ans, et à son imagination galopante. Une idée lui vient, il dessine un meuble sur un coin de table et fait ses calculs... Sa conjointe et partenaire dans l'entreprise, Chrystelle, 31 ans, coupe et prépare les morceaux en vue de l'assemblage. Finalement, l'objet passe à la finition. Selon l'effet désiré, le matériau peut être peint de n'importe quelle couleur, ou verni. La peinture donne un effet chic, tandis que l'acier brut donne un look plus rudimentaire, explique Maxime. Le meuble est alors recouvert d'un vernis, mat ou lustré. Il arrive parfois que les créateurs laissent volontairement des traces de rouille, pour un effet vieillot.

À la pièce

Ici, il n'y a pas de travail à la chaîne, tout est fait à la pièce, selon l'imagination du moment ou les besoins des clients. Parmi ces derniers, on compte de plus en plus de designers, signale Maxime. Îlots, meubles-lavabos, comptoirs, tables... rien ne les rebute. Au besoin, le couple fait appel à des employés et à des sous-traitants. Et il n'hésite pas à demander conseil auprès de vieux routiers du métier, quand le besoin se fait sentir.

Création de Maxime Robitaille et Chrystelle Nadeau... (Photo tirée du site internet de l’entreprise) - image 2.0

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Création de Maxime Robitaille et Chrystelle Nadeau

Photo tirée du site internet de l’entreprise

«Si on n'est pas capables de le faire, on va aller chercher les ressources pour nous aider à le faire», explique Chrystelle Nadeau.

À La Fabrik M.R., on travaille avec de l'acier acheté de fournisseurs, mais aussi avec des objets récupérés. C'est ainsi qu'un vieux rail de chemin de fer rouillé, une fois sablé et coupé, se transforme en de multiples crochets, que le roulement à billes d'une pelle mécanique se retrouve sur un miroir oscillant, qu'une vieille perceuse à colonne finira son existence en lampe... 

Le style industriel des meubles d'acier sied particulièrement bien aux lofts, mais on en retrouve de plus en plus dans des habitations plus classiques, assure le couple.

Tendance lourde

Lors de notre passage, Maxime et Chrystelle terminaient un meuble télé en acier et en bois, avec grillage. Ils s'apprêtaient également à livrer un grand cellier de métal noir, ainsi que des portes de garde-robe qui pourraient aussi bien monter la garde pour un coffre-fort. Ici, on ne trouve que du (très) lourd et du (très, très) solide. «Nos meubles sont très pesants, reconnaît Chrystelle, mais ils sont solides et bons à vie.»

Et le prix, dans tout ça? Il varie en fonction de la quantité et du type de matériau utilisé, de la difficulté d'exécution et du temps qu'il faut pour fabriquer l'objet, résume Maxime. «Il faut tenir compte du budget du client, dit-il. Parfois, on trouve des manières pour réduire le coût, par exemple en utilisant un autre matériau.»

Création de Maxime Robitaille et Chrystelle Nadeau... (Photo tirée du site internet de l’entreprise) - image 3.0

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Création de Maxime Robitaille et Chrystelle Nadeau

Photo tirée du site internet de l’entreprise

Passion commune

Enfant, Maxime passait son temps à démonter les pentures de portes de la maison, avec le tournevis de son père. Plus tard, parallèlement à ses études, il s'est trouvé un emploi d'été de mécanicien industriel. C'est là, sur le tas, comme on dit, qu'il a appris le métier de soudeur. Il y est resté pendant cinq ans, et a vu l'aspect créatif du métier. Il a conservé ce goût de créer de ses mains, même après être devenu pompier.

Chrystelle, elle, rêvait depuis toute petite de devenir pompière. Elle a fait sa formation en 2010, et était la seule fille de sa promotion, dit-elle. Habituée à travailler avec des gars, elle se trouve très à l'aise à l'atelier. «Ce n'est pas un travail de bureau. Ça prend un caractère d'acier pour être dans un monde d'hommes», lance-t-elle en rigolant.

Aujourd'hui, Maxime et Chrystelle aspirent à ouvrir leur boutique dans la région de Vaudreuil. Parce qu'une photo sur Facebook, c'est bien, mais voir l'objet de visu, pouvoir le toucher, c'est mieux.

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lafabrikmr.com




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