Née dans la froidure, elle porte le nom d'«Osiris Neige». Une nouvelle marguerite, aux pétales innombrables et fins, que des Français ont qualifiée de «froufroutante» ou encore de belle «ébouriffée», ce qui lui va à ravir. Sur un site internet américain, on la compare à un gros flocon de neige.

Pierre Gingras LA PRESSE

Vendue partout dan le monde, le leucanthemum «Osiris Neige» porte la signature de Serge Fafard, propriétaire des Jardins Osiris à Saint-Thomas- de-Joliette (www.lesjardinsosiris.com), un horticulteur réputé, mais avant tout un hybrideur passionné qui est à l'origine de plusieurs créations qui ont retenu l'attention.

Comme c'est souvent le cas chez les nouveautés, «Osiris Neige» n'est pas le résultat d'un croisement planifié entre deux plantes. Il s'agit plutôt d'une découverte que M. Fafard a faite chez lui en 2005 dans une petite plantation de «Crazy Daisy», ces marguerites relativement connues. Parmi elles se trouvait un mutant qui a été sélectionné pour son aspect inusité. Durant quatre ans, la plante a été en observation dans diverses conditions de culture pour mesurer la stabilité de ses nouvelles caractéristiques génétiques. Des tests de multiplication menés en laboratoire se sont ensuite avérés positifs. Finalement, le végétal a été multiplié en éprouvette pour être vendu un peu partout dans le monde. Et comme dans le cas d'un très grand nombre de végétaux produits par bouture ou in vitro, le clone «Osiris Neige» donnera des graines, mais elles ne produiront pas des rejetons conformes au parent. Inutile de faire des semis à cette fin.

Rustique en zone 3, le bébé-éprouvette de Serge Fafard possède un fin feuillage vert foncé et mesure de 60 à 80 cm et a une envergure semblable. Au plein soleil, la marguerite fleurit habituellement à partir de la fin juin ou du début juillet durant trois bonnes semaines. Si on prend la peine d'éliminer les fleurs mortes, la floraison pourra se prolonger durant six semaines. Dans le jardin d'essai de M. Fafard, durant ses sept années de croissance, la nouvelle venue n'a jamais eu besoin d'être divisée ou fertilisée.

Il est assez intéressant d'ailleurs de faire le tour des sites internet des comptoirs postaux qui offrent «Osiris Neige» pour constater que chaque maison donne ses propres caractéristiques, dont certaines ne sont aucunement conformes à la réalité, notamment en ce qui concerne la rusticité. Ce qui démontre qu'il faut souvent se méfier des indications sur les étiquettes.