Il est encore temps de planter quelques légumes à récolter en octobre. La saison est aussi propice à mettre en pot ses fines herbes pour prolonger le plaisir de les consommer fraîches en hiver et à aider ses dernières tomates à mûrir. Voici comment procéder.

Emmanuelle Mozayan-Verschaeve Emmanuelle Mozayan-Verschaeve
Collaboration spéciale

Planter des choux

« Certaines plantes aiment les températures plus fraîches. L’avantage de faire des plantations tardivement, c’est qu’on a moins besoin d’arroser et qu’il y a moins de ces ravageurs et insectes qui sont problématiques durant l’été », informe Marie-France Larochelle, préposée aux renseignements horticoles au Jardin botanique de Montréal.

Certes, le choix est plus restreint fin août, car la plupart des légumes ont besoin de soleil et de chaleur pour prospérer, mais il est encore possible d’avoir des récoltes généreuses en octobre en achetant des plants de choux, dont le brocoli, le chou-fleur et le chou frisé (kale). On peut aussi planter du persil, de la laitue et des oignons. Le tout doit être mis dans un endroit bénéficiant d’au moins six heures de soleil par jour et dans un sol enrichi de compost. « Les besoins en eau sont moins grands et il faut privilégier l’arrosage le matin en veillant à ne pas mouiller le feuillage, car arroser le soir conserve l’humidité toute la nuit, ce qui risque d’engendrer des maladies », conseille Mme Larochelle.

On peut aussi tenter de semer des carottes et des bettes à carde dans les régions les plus chaudes du Québec, parce qu’elles supportent jusqu’à — 10 °C. « Ça peut encore fonctionner si l’été se prolonge, mais sans aucune certitude », précise toutefois Mme Larochelle.

Mise en pot

La spécialiste horticole affirme que certaines fines herbes se cultivent bien à l’intérieur. C’est le cas du romarin, du laurier-sauce, du persil, de la ciboulette et de l’origan : « On les met en pot, on les laisse dehors quelques semaines et dès qu’il fait moins de 10 °C, on les rentre progressivement afin d’éviter un choc thermique trop brutal. Le romarin et le laurier-sauce se conservent tout l’hiver, mais ça ne fonctionne pas toujours pour les autres. »

PHOTO GETTY IMAGES

Actuellement, les tomates du jardin peinent à mûrir parce que le soleil se fait plus discret et que les températures peuvent être très fraîches la nuit.

« Booster » les tomates

Actuellement, les tomates du jardin peinent à mûrir parce que le soleil se fait plus discret et que les températures peuvent être très fraîches la nuit. Pour les aider, on peut couper la tête et les tiges en fleurs du plant et bricoler une serre avec une couverture en plastique ; on installe cette dernière le soir afin que les fruits soient protégés toute la nuit. Il ne reste plus qu’à patienter jusqu’à septembre ou octobre pour les déguster, car l’arrivée à maturité est plus lente qu’en été.

Bons plans pour l’avenir

On programme d’ores et déjà nos futures plantations en inscrivant à la première semaine d’août de l’agenda 2020 de semer des carottes, des épinards, des bettes à carde, des pois mange-tout, de la laitue et du mesclun afin d’avoir de belles récoltes au début de l’automne l’an prochain.

Consultez le site du Jardin botanique de Montréal : http://espacepourlavie.ca/potager-et-fines-herbes