(Hostens) L’arrivée de la pluie dans la nuit de samedi à dimanche dans le sud-ouest de la France a apporté un « répit » dans la lutte contre un vaste incendie ayant brûlé 7400 hectares depuis mardi.

Publié le 14 août
Agence France-Presse

La situation s’est « considérablement améliorée pendant la nuit » du fait des précipitations, a affirmé le lieutenant-colonel Arnaud Mendousse du service départemental d’incendie et de secours du département de la Gironde.

Cet incendie surnommé « Landiras 2 », qui s’était déclaré un mois après deux gigantesques feux à Landiras et la Teste-de-Buch dans ce même département, était considéré dimanche comme « tenu » sans être « pour autant fixé », selon les services de l’État.

« Les risques de reprises persistent », a précisé la préfecture dans un communiqué.

« Il est tombé entre 10 et 30 mm » de pluie sur le secteur « mais sur un terrain qui était extrêmement sec. Cela donne un répit mais ne signifie pas une fin de combat », a souligné Arnaud Mendousse.  

PHOTO THIBAUD MORITZ, AGENCE FRANCE-PRESSE

Des pompiers autrichiens au travail près de Belin-Béliet, en Gironde

Sur le terrain, près de 400 sapeurs-pompiers venus d’Allemagne, de Roumanie, de Pologne, d’Autriche, de Grèce et d’Italie épaulent toujours les soldats du feu français.  

La France qui connaît une sécheresse historique enregistre trois fois plus de surfaces brûlées que la moyenne de ces dix dernières années.

Avec la fin de la canicule et l’arrivée d’orages et de pluies annoncés à partir de dimanche, le pays espère une accalmie sur le front des brasiers.  

Samedi, toutefois, un millier de personnes ont encore dû être évacuées de six hameaux après la reprise « virulente » d’un incendie qui a détruit depuis lundi 1260 hectares entre l’Aveyron et la Lozère (Sud), selon un nouveau bilan officiel dimanche. Jusqu’à 3000 personnes avaient déjà été provisoirement évacuées depuis le démarrage de cet incendie.

Des renforts en provenance d’au moins trois départements sont arrivés dans la nuit, portant à 600 le nombre total de soldats du feu sur place, selon les autorités.

Très sollicités depuis le début de l’été, les pompiers, se disant « au bord de la rupture », ont demandé dimanche plus de moyens financiers, dans une tribune sur le site du Journal du Dimanche.

Face à un « changement climatique [qui] va s’inscrire dans la durée et nous frapper tous de plus en plus fort », « les moyens doivent s’accroître, c’est une certitude », ont-ils souligné.

De leur côté, les services de la présidence française ont annoncé que le chef de l’État, Emmanuel Macron, réunirait l’ensemble des acteurs concernés par les incendies — pompiers mais aussi agriculteurs et élus par exemple —, une fois les feux éteints, afin de réfléchir au « modèle de prévention et de lutte contre les incendies » en France.