(La Haye) Le transfert de huit dauphins, deux morses et deux lions de mer d’un delphinarium néerlandais vers un parc d’attractions en Chine fait des remous aux Pays-Bas, où un tribunal a décidé mardi de bloquer provisoirement l’opération.

Agence France-Presse

Le tribunal d’Amsterdam saisi de cette affaire se prononçait dans le cadre d’une procédure en référé ouverte par des groupes de défense de la cause animale qui contestent le transfert de ces animaux vers le parc d’attractions Hainan Ocean Paradise en construction dans le sud de la Chine.

« Si vous décidez d’exporter ces animaux vers la Chine, vous ne vous souciez pas de leur bien-être », affirme sur son site internet l’organisation House of Animals, à l’initiative de ce recours à la justice, aux côtés de Sea Shepherd.

Les animaux y seront utilisés pour divertir les gens « à des fins commerciales », a-t-elle ajouté.

Un jugement sur le fond dans cette affaire est attendu pour le 23 novembre.

Les organisations de défense des animaux ont saisi la justice contre le gouvernement néerlandais, qui a autorisé le transfert.

Le tribunal a expliqué dans un communiqué que le delphinarium n’était « pas autorisé à utiliser les licences d’exportation tant qu’une décision n’a pas été prise ».

Le juge a estimé qu’un éventuel transfert vers la Chine serait « irréversible » et qu’il fallait donc attendre le jugement final dans l’affaire.

Le delphinarium d’Harderwijk, dans le centre des Pays-Bas, est l’un des plus grands parcs marins d’Europe avec des millions de visiteurs depuis son ouverture en 1965.

Il a cependant suscité des critiques ces dernières années de la part de défenseurs des droits des animaux qui estiment que ces derniers y vivent dans des espaces confinés, qualifiant le delphinarium de « prison de mammifères marins ».