(Bucarest) L’Organisation mondiale de la Santé (OMS) a exhorté lundi les Roumains à se faire vacciner contre la COVID-19 pour éviter une nouvelle surcharge des hôpitaux, même si la quatrième vague de la pandémie commence à refluer.

Agence France-Presse

« Nous assistons à une baisse (du nombre) des nouveaux cas, mais il faut voir si cette tendance se maintient », a déclaré à l’AFP Heather Papowitz, une experte en gestion de crises à l’OMS, en mission en Roumanie.

« Les gens doivent se faire vacciner pour éviter que ne se répète la situation » dramatique de la fin octobre, une période au cours de laquelle ce pays enregistrait environ 20 000 nouvelles contaminations par jour.  

La Roumanie a connu un pic de 591 morts recensées en 24 heures le 2 novembre, pour un total de 2332 au cours des sept derniers jours.

Avec un tiers à peine de ses 19 millions d’habitants ayant reçu les deux doses de vaccin, elle affiche l’un des plus faibles taux de l’Union européenne (UE).  

Des restrictions imposées fin octobre, dont un couvre-feu et un pass sanitaire pour aller au cinéma ou au restaurant, semblent avoir ralenti la propagation du virus, même si les experts restent prudents.

« Nous devons identifier les barrières qui bloquent la vaccination, avoir un dialogue avec les gens, répondre à leurs questions, car beaucoup d’entre eux sont inquiets », a ajouté Mme Papowitz, se disant favorable à une vaccination » volontaire « .

Elle a dénoncé l’ « infodémie » , ce déluge de fausses informations qui a contribué selon elle, aux côtés d’un assouplissement des restrictions l’été dernier et de la propagation rapide du variant Delta, à la virulence de la quatrième vague, qui » a semble-t-il pris tout le monde de court « .

« Nous devons tous assumer nos responsabilités afin d’endiguer cette vague et d’en éviter une autre », a-t-elle lancé.

Mme Papowitz a par ailleurs souligné qu’il appartenait au gouvernement de décider de l’introduction ou non d’un pass sanitaire au travail, précisant que l’OMS était prête à fournir une assistance technique à cet égard.

Soumis au parlement il y a deux semaines, ce projet a donné un coup de pouce à la campagne de vaccination, avec environ 500 000 personnes ayant reçu une première dose en l’espace de quelques jours.

Les députés doivent se prononcer sur ce texte la semaine prochaine.