(Paris) L’ex-No 2 du Front national Florian Philippot a annoncé mercredi soir sa candidature à l’élection présidentielle de 2022, sur une ligne souverainiste prônant la sortie de la France de l’Union européenne.

Agence France-Presse

« Je pense que notre projet doit être présent à l’élection présidentielle. J’y serai donc candidat et proposerai quelque chose d’extrêmement clair : le rétablissement de toutes nos libertés », déclare au Figaro celui qui assimile à une « tyrannie » les dernières mesures sanitaires annoncées par le président Emmanuel Macron.

Florian Philippot, 39 ans, a quitté le parti fondé par Jean-Marie Le Pen, le Front national (devenu depuis Rassemblement national), à l’automne 2017. Il a depuis fondé le parti Les Patriotes. Sa liste a obtenu 6,95 % des voix aux élections régionales de juin dans la région Grand Est.  

Frexit total : quitter l’UE et l’OTAN

L'ancien bras droit de Marine Le Pen souhaite promouvoir avec sa candidature le départ de la France de « toutes les instances supranationales qui nous font tant de mal », soit, selon lui, le Conseil européen des droits de l’homme, l’OTAN, l’Union européenne et l’espace Schengen. Et de souligner : « La volonté de sortir la France de l’Union européenne, le Frexit, est fondamentale pour moi. J’ai quitté le Rassemblement national au moment où il a décidé de ne plus mener ce combat et tourner la page du souverainisme. »

Interrogé sur la multiplication de candidatures dans son camp — Marine Le Pen, Nicolas Dupont-Aignan, possiblement Éric Zemmour —, M. Philippot explique que « si Marine Le Pen n’est pas au second tour, elle ne pourra s’en prendre qu’à elle-même et à sa capitulation totale sur les questions sociales et de souveraineté ».

« Quant à Éric Zemmour », poursuit-il, « il a du panache, sa candidature serait légitime et nous verrons s’il sera candidat. »