(Paris) La France a conseillé jeudi à ses ressortissants « d’éviter l’Espagne et le Portugal » cet été, face à la propagation rapide du variant delta de la COVID-19, sans pour autant interdire ces destinations.

Agence France-Presse

« Ceux qui n’ont pas encore réservé leurs vacances, évitez l’Espagne, le Portugal dans vos destinations, c’est un conseil de prudence », a déclaré le secrétaire d’État français aux Affaires européennes, Clément Beaune, sur la télévision publique France 2.  

« C’est une recommandation sur laquelle j’insiste, il vaut mieux rester en France ou aller dans d’autres pays […], on a une situation qui est particulièrement préoccupante », a-t-il ajouté, tout en soulignant que ces destinations restaient autorisées. « Attention, on va les décider dans les prochains jours, mais nous pourrons avoir des mesures renforcées », a-t-il précisé, en évoquant le Conseil de défense français prévu lundi.

Reconnaissant que la situation sanitaire de son pays s’était « aggravée », le ministre portugais des Affaires étrangères Augusto Santos Silva a fait valoir que « les inquiétudes d’un État ami comme la France » étaient « compréhensibles ».  

« Il s’agit d’un conseil », a-t-il souligné dans une déclaration à l’agence Lusa, en précisant que les membres de la communauté portugaise de France pouvaient rentrer rendre visite à leur famille, car ces voyages figurent parmi les déplacements jugés essentiels.

Clément Beaune est par ailleurs revenu sur la situation sanitaire partout en Europe, invitant les pays de l’Union européenne à la plus grande prudence. « On a vu des moments préoccupants, des stades en Hongrie où il n’y avait plus de jauge […]. Il faut être prudent […]. La pandémie n’est pas finie », a-t-il estimé. « Un pays comme la Grèce qui avait sans doute fait preuve d’un peu de laxisme ces dernières semaines a renforcé son dispositif de contrôle à l’entrée, tant mieux », a-t-il ajouté.  

Il a enfin insisté sur le respect des décisions de l’Agence européenne du médicament sur les vaccins. « Il faut que les vaccins qu’on reconnaît pour entrer sur le territoire soient vraiment limités à ceux dont on est sûrs, c’est-à-dire les quatre qui sont aujourd’hui autorisés en France et en Europe » (Pfizer, Moderna, AstraZeneca et Johnson & Johnson, NDLR), a-t-il martelé.

« Il y a certains pays comme l’Espagne qui étaient tentés à un moment, ou qui ont fait, la reconnaissance de certains vaccins comme le russe ou le chinois. Nous, on dit à nos partenaires européens, attention, non pour ces vaccins », a poursuivi le secrétaire d’État. « Il faut aussi que les compagnies aériennes en particulier contrôlent ce dispositif, on sera extrêmement durs sur ce point ».