(Francfort) La pharmaceutique allemande CureVac, qui développe un vaccin à ARN messager contre la COVID-19, a annoncé lundi la poursuite de ses essais cliniques pour inclure de nouveaux variants du virus, et confirmé son objectif de mise sur le marché au deuxième trimestre 2021.

Agence France-Presse

La firme de biotechnologies justifie cette annonce par « la propagation rapide de nouveaux variants du virus » dans les pays d’Amérique latine et d’Europe, où elle mène depuis fin 2020 sa troisième et dernière phase d’essais cliniques, selon un communiqué.

Il s’agit de tester dans ces régions « l’efficacité du candidat vaccin pour des variants spécifiques » de la COVID-19, ajoute l’entreprise de biotechnologies.

« Notre objectif est de protéger la population et en particulier les groupes d’âge à risque […] », déclare Ulrike Gnad-Vogt, directrice du développement chez CureVac.

Curevac affirme être à ce sujet en discussion avec l’Agence européenne des médicaments (EMA), qui conduit déjà un examen continu de son candidat vaccin.

Le laboratoire « attend les données des deux essais cliniques au deuxième trimestre » et « confirme son intention de soumettre la demande d’approbation formelle du candidat vaccin » également au deuxième trimestre de cette année.

CureVac s’est allié aux géants pharmaceutiques suisse Novartis et allemand Bayer qui participeront aux phases de production à venir, alors que la pénurie de vaccins à l’échelle mondiale est l’un des principaux obstacles à la lutte contre la pandémie.  

La Commission européenne a déjà signé un contrat avec CureVac, portant sur l’achat de 405 millions de doses.

Quatre autres vaccins sont déjà autorisés dans l’UE, ceux de Pfizer-BioNTech et de Moderna, également basés sur la technologie de l’ARN messager, et ceux d’AstraZeneca et de Johnson & Johnson, dits à vecteur viral.  

Le vaccin Spoutnik V développé par la Russie est lui examiné par l’EMA depuis le 4 mars.