(Paris) La France réclame un procès « juste » et « transparent » pour les deux Canadiens que la Chine a commencé à juger vendredi pour espionnage.

Agence France-Presse

« Ils doivent pouvoir bénéficier d’un procès juste, libre, équitable et transparent », a déclaré la porte-parole du ministère français des Affaires étrangères, demandant aussi un respect « rigoureux » des droits de la défense.

L’homme d’affaires Michael Spavor, détenu depuis fin 2018, a été jugé en un peu plus de deux heures vendredi à Dandong (nord-est).

Ni les diplomates ni la presse n’ont été autorisés à assister à l’audience ou à voir l’accusé.

Son compatriote Michael Kovrig, un ex-diplomate, doit pour sa part être jugé lundi à Pékin.

« Solidarité » avec les autorités canadiennes

Les deux hommes ont été arrêtés peu après l’interpellation au Canada d’une dirigeante du géant des télécoms chinois Huawei, à la demande des États-Unis. Pékin dément tout lien entre ces deux affaires.

« Nous exprimons notre solidarité aux autorités canadiennes sur ce dossier que nous suivons avec une grande attention », a souligné la porte-parole du ministère.  

Paris a aussi appelé Pékin au « respect des obligations en matière d’accès consulaire ». En vertu de la Convention de Vienne d’avril 1963, tout ressortissant détenu à l’étranger doit pouvoir bénéficier de visites de diplomates de son pays, qui vérifient ses conditions de détention, son état de santé et s’assurent qu’il a accès à un avocat.

Le premier ministre canadien Justin Trudeau a fustigé vendredi le « manque de transparence » entourant les procès de deux Canadiens.