(La Haye) L’Union européenne a donné jeudi son feu vert au vaccin à injection unique contre la COVID-19 développé par le laboratoire américain Johnson & Johnson, qui devient le quatrième à être autorisé au sein des 27 États membres.

Mis à jour le 11 mars 2021
Agence France-Presse

Cette décision est un coup de pouce au programme de vaccination de l’UE, critiqué pour sa lenteur.  

L’entreprise a précisé dans un communiqué que les  premières doses devraient arriver « après mi-avril ».

Bruxelles a officiellement approuvé le vaccin peu après le feu vert de l’Agence européenne des médicaments (EMA), basée à Amsterdam.

« Plus de vaccins sûrs et efficaces arrivent sur le marché », s’est réjouie la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen sur Twitter, rappelant que 200 millions d’Européens pourraient être vaccinés grâce aux doses du vaccin commandées auprès du géant pharmaceutique.

L’UE a signé pour une commande ferme de 200 millions de doses du vaccin de Johnson & Johnson, à laquelle s’ajoute une option pour 200 millions supplémentaires. Le groupe s’est engagé jeudi à bien fournir 200 millions de doses d’ici la fin de l’année.  

Ce vaccin est le premier, bénéficiant d’un feu vert dans l’Union, à ne nécessiter qu’une seule injection au lieu de deux, en plus de pouvoir être stocké à des températures de réfrigérateur.

L’EMA avait déjà approuvé la mise sur le marché conditionnelle dans l’UE de trois autres vaccins : ceux de Pfizer/BioNTech, de Moderna et d’AstraZeneca/Oxford.

Le régulateur européen a précisé avoir donné son feu vert au vaccin de Johnson & Johnson après que des essais cliniques impliquant des volontaires aux États-Unis, en Afrique du Sud et dans des pays d’Amérique du Sud ont révélé que celui-ci était efficace à 67 % pour empêcher les gens de contracter le coronavirus.  

Les effets secondaires sont « généralement légers ou modérés », avec notamment des douleurs situées à l’endroit de l’injection, des maux de tête et des nausées, et se sont généralement dissipés en quelques jours, selon l’agence.

« Avec ce dernier avis positif, les autorités de l’Union européenne disposent d’un outil supplémentaire afin de lutter contre la pandémie et de protéger la vie et la santé de leurs citoyens », a déclaré la directrice de l’EMA Emer Cooke, citée dans un communiqué.

L’UE a connu une mise en œuvre décevante de ses campagnes de vaccination à partir de janvier, en raison d’un manque de doses produites par les trois fournisseurs jusqu’à présent.  

Sa stratégie de vaccination faisait face à de nouveaux problèmes jeudi : le Danemark, l’Islande et la Norvège ont annoncé suspendre l’utilisation du vaccin d’AstraZeneca/Oxford après que certains patients ont développé des caillots sanguins.

L’EMA couvre les 27 pays de l’UE ainsi que la Norvège, l’Islande et le Liechtenstein.

L’agence a par la suite déclaré que les pays européens pouvaient continuer à utiliser ce vaccin malgré l’ouverture d’une enquête.