(Paris) Commerces et services fermés, attestations nécessaires pour circuler pendant le couvre-feu nocturne à Paris et huit autres grandes villes, fêtes privées interdites partout en France dans les établissements recevant du public : le gouvernement a détaillé jeudi les nouvelles mesures pour lutter contre l’épidémie de COVID-19.

Agence France-Presse

Le premier ministre Jean Castex et plusieurs membres de son gouvernement ont décliné lors d’une conférence de presse les implications du couvre-feu de 21 h à 6 h pour quelque 20 millions d’habitants annoncé la veille par le président Emmanuel Macron.

Dans la région parisienne, ainsi que dans les huit métropoles françaises en niveau d’alerte maximale, dont Lille et Marseille, « à 21 h, chacun devra être chez soi », a martelé M. Castex.

« Tous les lieux, commerces ou services recevant du public seront fermés » pendant cette plage horaire, a-t-il précisé.

Le chef du gouvernement a également dressé la liste des exemptions, parmi lesquelles « les établissements de santé, médico-sociaux » ou encore les restaurants pratiquant la livraison à domicile.

« Si vous avez un train ou un avion qui arrive ou qui part après 21 h, il faudra le cas échéant pouvoir montrer votre billet si vous êtes contrôlé », a-t-il ajouté, en soulignant que les déplacements « pour sortir votre animal de compagnie, près de chez vous », seront également tolérés.

Un système d’attestation, similaire à celui mis en place lors du confinement du printemps, sera à nouveau mis en place, avec les mêmes sanctions en cas d’infraction à la règle : une amende de 135 euros (209 $ CAN), jusqu’à six mois d’emprisonnement possible et 3750 euros (5810 $ CAN) d’amende en cas de double récidive.

Le premier ministre a également durci les règles sur l’ensemble du territoire, en interdisant notamment « toutes les fêtes privées - comme les mariages ou les soirées étudiantes - » dans des établissements recevant du public.

M. Castex a également annoncé que les personnels soignants qui renonceront à leurs congés annuels recevraient une indemnité compensatrice de 110 à 200 euros (170 à 310 $ CAN) brut par jour.

Pour soutenir les entreprises frappées par le couvre-feu, le fonds de solidarité déjà mis en place par le gouvernement sera élargi à d’autres bénéficiaires.

L’épidémie de COVID-19 continue à progresser en France, où plus de 33 000 personnes sont mortes depuis mars.