(Madrid) La région de la capitale espagnole Madrid a annoncé mardi des mesures pour tenter de freiner la reprise de l’épidémie de COVID-19 comme le renforcement du caractère obligatoire du masque et la limitation des rassemblements à dix personnes.

Agence France-Presse

L’annonce de ces mesures intervient alors que le nombre de cas a bondi dernièrement en Espagne, amenant la France et l’Allemagne à déconseiller les voyages dans les régions les plus touchées du pays et le Royaume-Uni à rétablir une quarantaine pour les voyageurs rentrant d’Espagne.

« La clé est désormais de ne pas à avoir à nous confiner de nouveau », a déclaré devant la presse la présidente de la région de Madrid, Isabel Diaz Ayuso.

La région a notamment décidé, comme l’ont déjà fait la quasi-totalité des régions espagnoles qui ont aussi imposé d’autres types de restrictions, d’imposer le port du masque dans la rue et « sur les terrasses » même lorsqu’une distance de sécurité de 1,5 m peut être respectée.

Le masque est déjà obligatoire dans tout le pays dès six ans lorsque cette distance ne peut pas être tenue.

Par ailleurs, les réunions devront être limitées à dix personnes aux terrasses des cafés ou au sein des domiciles privés, comme lors de la première phase du déconfinement.

Les terrasses et les discothèques et bars de nuit devront enfin fermer à 1 h 30 du matin. Les clients devront s’y faire enregistrer pour être retrouvés facilement en cas de foyer de contagion dans l’établissement.  

Madrid est pour l’instant moins affectée que la Catalogne ou l’Aragon, mais les autorités ont décidé d’anticiper en tenant prêts deux pavillons de la foire commerciale, qui avait servi d’hôpital de campagne en mars-avril, afin d’y envoyer les nouveaux malades de la COVID-19.

L’Espagne, qui dénombre officiellement plus de 28 400 morts de la pandémie, a vu bondir ces dernières semaines le nombre de cas.  

En raison de cette reprise de l’épidémie, la France a recommandé vendredi à ses ressortissants d’éviter de se rendre en Catalogne tandis que l’Allemagne a déconseillé mardi les voyages « non essentiels » et touristiques vers l’Aragon, la Catalogne et la Navarre.

Londres a de son côté rétabli dimanche une quarantaine de deux semaines pour tous les voyageurs revenant de la deuxième destination touristique mondiale. Une mesure critiquée lundi soir par le premier ministre espagnol Pedro Sanchez selon qui certaines régions espagnoles comme les Baléares ou les Canaries sont « plus sûres que le Royaume-Uni ».