(Kiev) La diplomatie ukrainienne a salué lundi l’analyse en France des boîtes noires du Boeing ukrainien abattu en janvier par l’Iran, estimant que ce travail, qui doit commencer le 20 juillet, serait un gage d’objectivité.

Agence France-Presse

« C’est pratiquement une situation idéale » car le résultat de ces analyses ne pourra pas être considéré comme biaisé par l’Iran, a indiqué le vice-ministre ukrainien des Affaires étrangères, Ievgueni Ienine, à un petit groupe de médias dont l’AFP.

Il a confirmé que ce travail commencerait le 20 juillet, précisant qu’il pourrait prendre jusqu’à cinq jours, voire « un ou deux » selon le niveau de complexité.

« Nous sommes conscients » que le décryptage risque de s’avérer infructueux en raison du mauvais état des boîtes noires, a souligné le responsable. Il a annoncé que l’Ukraine allait envoyer deux de ses experts en France pour assister à l’opération.

Fin juin, après bien des tergiversations, l’Iran a fini par solliciter le Bureau d’enquêtes et d’analyses (BEA) français pour réparer et télécharger les données des boîtes noires du Boeing.  

Le « Cockpit Voice Recorder » (CVR), qui enregistre les conversations entre pilotes et les bruits dans l’avion, et le « Flight Data Recorder » (FDR), qui relève tous les paramètres de vol (vitesse, altitude, régime des moteurs, trajectoire, etc.), doivent être convoyés au BEA, près de Paris, selon l’organisme français.

Les forces armées iraniennes ont reconnu le 11 janvier avoir abattu « par erreur » trois jours plus tôt le Boeing assurant le vol PS 752 d’Ukraine International Airlines entre Téhéran et Kiev, peu après son décollage de l’aéroport international de Téhéran.

Le drame avait coûté la vie aux 176 personnes à bord de l’appareil, en majorité des Iraniens et des Canadiens, ainsi que les 11 membres d’équipe ukrainiens.