(Londres) Comme à de nombreux Britanniques, le confinement a donné l’occasion à la reine Élisabeth II de faire, à 94 ans, ses premiers pas officiels sur une plateforme de vidéoconférence, a indiqué jeudi le palais de Buckingham.  

Agence France-Presse

Pandémie de nouveau coronavirus oblige, c’est depuis son château de Windsor que la monarque britannique a écouté et félicité par écran interposé quatre aidants de l’association Carers Trust. La réunion, tenue le 4 juin, était organisée par sa fille la princesse Anne, fondatrice de cette association qui soutient les personnes s’occupant de leurs proches gravement malades ou handicapés.  

Elle apparaît, en robe à fleurs, au centre de la mosaïque des participants à la réunion organisée par ce mode de communication dont l’utilisation a explosé pendant le confinement, pour le télétravail ou les apéritifs entre amis.

Aidée par son secrétaire personnel pour le côté technique, la reine a rejoint en dernier l’appel et l’a quitté la première, comme l’exige l’étiquette royale, que Buckingham Palace a tenu à faire respecter à la lettre.  

« La princesse est arrivée la première, puis Sa Majesté environ 10 minutes plus tard », a expliqué le directeur de l’association Gareth Howells, aussi présent, précisant qu’elle avait assisté à une vingtaine de minutes de cet appel.  

« C’est très intéressant d’écouter vos histoires respectives », peut-on entendre Élisabeth II déclarer dans la vidéo publiée par Buckingham Palace. « Je suis heureuse d’avoir pu parler avec vous aujourd’hui », poursuit la souveraine, qui a envoyé son premier courriel en 1976 (sur un réseau militaire depuis une base britannique) et son premier tweet en 2014.  

Elle a échangé avec Nadia Taylor, une Britannique de 44 ans qui s’occupe à la fois de sa mère aveugle, de son père en chimiothérapie pour une maladie du sang, de son mari souffrant d’une déficience rénale et de sa fille de 16 ans, aussi malade de la mâchoire.

Nadia Taylor a trouvé la souveraine « assez formelle dans la façon dont elle parle », mais très « chaleureuse ».  

« Même si vous pouviez deviner qu’elle n’avait jamais fait ce genre d’appel officiel avant, elle a vraiment pris cela en main », précise Alexandra Atkins, une autre participante de 24 ans. « J’étais assise dans ma chambre et je parlais avec la princesse et la reine », a-t-elle ajouté, qualifiant l’expérience « d’irréelle ».