(Rome) L’Italie ne sortira pas « avant trois mois » de l’épidémie de COVID-19, qui y a déjà fait près de 3000 morts, a estimé jeudi le virologue Massimo Galli, responsable du service des maladies infectieuses du principal hôpital de Milan.

Agence France-Presse

« Mon espoir est que nous puissions nous libérer de ce virus en pas plus de trois mois à partir du moment où l’on applique certaines règles. Et c’est déjà un délai terrifiant », a-t-il déclaré à des médias italiens.

L’Italie a pris des mesures très restrictives de confinement de la population, accompagnées de la fermeture des établissements scolaires et des magasins non essentiels.

« Ce n’est pas et ce ne sera pas une chose brève, mais si cela se produit à court terme, je serai le premier à me réjouir », a-t-il ajouté.

M. Galli est une sommité en Italie, où il dirige le département des maladies infectieuses de l’hôpital Sacco de Milan en Lombardie, la région du nord de la péninsule la plus touchée par l’épidémie avec près de 2000 morts et plus de 17 000 cas.

PHOTO MIGUEL MEDINA, AFP

Le virologue Massimo Galli, responsable du service des maladies infectieuses du principal hôpital de Milan.

« Le vaccin est un espoir, il y a 18 programmes ouverts pour arriver au vaccin. Quelque chose en sortira, c’est sûr, mais je doute que nous soyons capables de circonscrire l’épidémie et de la surmonter en attendant le vaccin », a-t-il estimé.

« Si nous avons de la chance, le vaccin arrivera probablement après l’été, pas avant », a conclu M. Galli.

Le nouveau coronavirus a fait au moins 9020 morts dans le monde depuis son apparition en décembre, selon un bilan établi par l’AFP à partir de sources officielles jeudi à 11 h GMT (7 h heure du Québec).

L’Italie, deuxième pays le plus touché au monde avec 2978 décès, et est en voie de dépasser la Chine (3245 morts).

Plus de 217 510 cas d’infection ont été détectés dans 157 pays et territoires depuis le début de la pandémie.