(Rome) Le premier ministre italien Giuseppe Conte a appelé lundi soir tous les Italiens à « éviter les déplacements » sur le territoire national pour endiguer l’épidémie de coronavirus, et a ordonné une « interdiction de rassemblement ».

Agence France-Presse

« Je vais signer un décret que l’on peut résumer ainsi : “Je reste chez moi”. Il n’y aura plus de “zone rouge dans la péninsule” […] L’Italie tout entière deviendra une zone protégée », a-t-il affirmé sur un ton grave lors d’un point presse au siège du gouvernement à Rome.  

« Il faudra éviter (les déplacements) sur tout le territoire de la péninsule, sauf s’ils sont motivés par des motifs professionnels justifiés, par des cas de nécessité ou encore par des motifs de santé », a-t-il expliqué.

Ces nouvelles mesures, inscrites dans un décret qui entrera en vigueur dès mardi et qu’il devait signer dans la soirée, ne prévoient pas « de limiter les transports publics, afin de garantir la continuité » de l’activité économique « et de permettre aux gens d’aller travailler », a aussi précisé le premier ministre.

À ces mesures « nous ajoutons aussi l’interdiction des rassemblements extérieurs et dans les locaux ouverts au public ».

« Il n’y a plus de temps à perdre. Les chiffres nous disent que nous avons une hausse importante des cas de contagion, des personnes hospitalisées en soins intensifs et hélas aussi des personnes décédées. Nous devons changer nos habitudes. Elles doivent changer maintenant », a-t-il mis en garde, alors que l’Italie est le deuxième pays le plus touché après la Chine avec plus de 9000 cas dont 463 morts.

C’est pourquoi « j’ai décidé d’adopter immédiatement des mesures encore plus sévères, plus fortes », a-t-il poursuivi, sans en préciser les modalités de mise en œuvre.

Initialement prévue jusqu’au 15 mars, la fermeture des écoles et des universités restera en vigueur jusqu’au 3 avril, a-t-il annoncé. Il a également ordonné la suspension du championnat de football, une véritable institution dans son pays.