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Viol présumé d'une Canadienne à Paris: deux policiers comparaissent

La touriste canadienne, Emily S., et les policiers... (Photo JACQUES DEMARTHON, archives Agence France-Press)

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La touriste canadienne, Emily S., et les policiers se sont rencontrés dans un pub irlandais, face au siège de la police judiciaire à Paris.

Photo JACQUES DEMARTHON, archives Agence France-Press

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Agence France-Presse
Paris

Le procès de deux policiers d'élite français, accusés du viol d'une touriste canadienne en 2014 dans les locaux de la police judiciaire parisienne, s'est ouvert lundi après-midi aux assises à Paris.

Les accusés, Nicolas R., 49 ans, et Antoine Q., 40 ans, qui sont jugés pour « viol en réunion », comparaissent libres.  

Vêtus d'une veste et d'un pantalon noir, ils se sont installés l'un derrière l'autre, tout près de la victime présumée, une femme de 39 ans, également habillée en noir, avec cheveux courts et lunettes fines.  

Les accusés, qui exercent toujours comme policiers, encourent 20 ans de réclusion criminelle.  

La cour d'assises a trois semaines, jusqu'au 1er février, pour comprendre précisément ce qu'il s'est passé dans la nuit du 22 au 23 avril 2014. La touriste canadienne, Emily S., et les policiers se sont rencontrés dans un pub irlandais, face au siège de la police judiciaire.  

Bière, whisky : l'alcool a coulé à flots et l'ambiance était au flirt. Peu après minuit, la Canadienne, très fortement alcoolisée, et les policiers de la BRI (Brigade de recherche et d'intervention), un service d'élite, se rendaient dans les locaux de la police judiciaire pour une visite nocturne.

Depuis 2017, les services de police ont quitté ces locaux pour s'installer dans le nord de la capitale française.

Elle est entrée, joyeuse, dans le bâtiment à 0 h 40, mais en est ressortie à 2 h, en larmes, en état de choc, sans ses collants. « Quatre policiers m'ont violée avec condoms [préservatifs] », a-t-elle raconté, dans ses premières déclarations aux enquêteurs, le 23 avril au matin. Elle a décrit fellations et pénétrations vaginales forcées. Elle parlera ensuite de plus de deux violeurs.

Les accusés nient farouchement l'avoir violée. Le premier parle d'une fellation consentie. Après avoir démenti tout rapport, le second a reconnu tardivement, des caresses sexuelles dans la voiture, avec une pénétration digitale.  

Parmi les éléments pesant contre les policiers, un SMS : « ça est une touseuse [partouzeuse, NDLR], dépêche », avait envoyé Nicolas R. à un collègue.  

En 2016, les juges d'instruction français avaient prononcé un non-lieu pour les deux policiers. Mais après un appel du parquet et de la partie civile, les policiers ont finalement été renvoyés aux assises.




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