La première ministre britannique Theresa May a mis en garde les parlementaires de son pays contre un blocage du Brexit, dans des déclarations publiées dimanche, après que la Haute cour de Londres a jugé qu'ils devaient être consultés.

Publié le 5 nov. 2016
AGENCE FRANCE-PRESSE

Après cette décision rendue jeudi, le gouvernement conservateur a annoncé qu'il ferait appel devant la Cour suprême, et Mme May a affirmé maintenir son calendrier «inchangé».

Dans des déclarations publiées dimanche avant une visite en Inde, Mme May a mis en garde les membres du Parlement contre la tentation d'utiliser leur vote pour aller à l'encontre des résultats du référendum de juin, qui a vu la victoire du Brexit, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne.

«Le résultat a été clair. Il est légitime. Les parlementaires qui regrettent les résultats du référendum doivent accepter ce que le peuple a décidé», a déclaré Mme May.

La décision de la Haute cour a suscité la colère de partisans du Brexit, inquiets du risque de torpillage par des parlementaires pro-UE du processus de mise en oeuvre de cette sortie de l'UE, que Mme May a déclaré vouloir lancer avant fin mars.

«Ce n'est pas dans l'intérêt du pays, et cela ne nous aidera pas à obtenir les meilleures conditions pour la Grande-Bretagne», a déclaré la première ministre. «Nous devons maintenant nous concentrer sur la recherche de la meilleure issue», a-t-elle ajouté.

«Cela signifie maintenir notre plan et notre agenda, développer notre stratégie de négociation et ne pas mettre toutes nos cartes sur la table», a-t-elle dit.

La décision de la Haute Cour de Londres, si elle est confirmée par la Cour suprême, risque de provoquer des débats parlementaires à rallonge, susceptibles de ralentir significativement la mise en oeuvre du Brexit et de peser sur les négociations entre Londres et Bruxelles.