Le leader du parti souverainiste de l'Écosse a tenu un discours en demi-teintes samedi lors de la convention de sa formation, le Parti national écossais (SNP), plaidant en faveur de l'indépendance, mais évoquant aussi la possibilité d'un compromis.

ASSOCIATED PRESS

Le chef du SNP et premier ministre écossais, Alex Salmond, a décrit la proposition d'«indépendance allégée» comme étant légitime, mais il a argué devant ses partisans réunis pour un congrès du parti à Inverness qu'elle ne serait pas suffisante.

Cet accord permettrait le transfert des pouvoirs aux Écossais dans tous les domaines, à l'exception des politiques pour les affaires étrangères et la défense, qui demeureraient des secteurs gérés par Londres.

L'indépendance de l'Écosse est au centre des préoccupations du parti de M. Salmond, qui a bénéficié d'appuis inespérés aux élections de mai, portant ainsi sa formation à une majorité parlementaire sans précédent.

Plusieurs Écossais soutiennent les nationalistes de M. Salmond, mais ils rechignent toujours à l'idée de se séparer complètement de l'Angleterre, à qui ils sont rattachés depuis 300 ans par le traité d'Union (Act of Union). Les chiffres varient d'un sondage à l'autre, mais la tendance ayant émergé au cours des dernières années indique qu'un peu moins de la moitié des Écossais opterait pour l'indépendance, dans l'éventualité d'un référendum.

Divers observateurs ont suggéré que l'option modérée pourrait donc être, pour le premier ministre Salmond, une façon de gagner plus d'autonomie face à Londres conjuguée à une victoire politique.

Dans son allocution, M. Salmond n'a toutefois pas caché sa préférence pour une indépendance complète, affirmant que les Écossais pourraient se retrouver coincés dans les missions militaires du Royaume-Uni s'ils optaient pour un entre-deux.