(Paris) La consommation de vins effervescents bio a le vent en poupe, avec une progression de 19 % en moyenne par an entre 2013 et 2018 dans cinq pays-clés étudiés par l’institut britannique IWSR, qui suit l’évolution de marchés des vins et spiritueux dans 157 pays.

Agence France-Presse

Des champagnes et crémants français aux proseccos italiens, en passant par les cavas espagnols, l’augmentation de la consommation des vins pétillants bio va se poursuivre sur la période 2018-2023, quoi qu’à un rythme plus ralenti, avec une progression moyenne attendue de 8,2 % par an en France, Italie, Espagne, Allemagne et États-Unis, indique l’institut dans une étude publiée lundi.

Sur la même période, la consommation des vins effervescents non bio ne progressera que de 0,5 % par an en moyenne, souligne l’étude de l’IWSR, réalisée pour l’interprofession SudVinBio et le salon Millesime bio qui se tient en janvier à Montpellier.

Face à cet engouement, les producteurs s’adaptent : la production de vins effervescents bio dans les cinq pays de l’étude a triplé entre 2013 et 2018, passant de 30 à 95 millions de bouteilles par an dans les cinq pays. Elle devrait gonfler à 97,6 millions de bouteilles en 2019, note l’étude, après notamment une forte poussée de la production en Espagne (15,7 millions de bouteilles attendues en 2019 contre 11,9 millions en 2018).

Si le prix moyen d’une bouteille sur les cinq pays est de 14 euros (21 $) en 2019, il va progresser de l’ordre de 2,7 % par an jusqu’en 2023, ajoute l’institut.