La fête du vin nouveau, c’est comme la fête des récoltes : après des mois de travail, on se réjouit du fruit des vendanges. Mais ce premier jus à s’écouler des presses est un produit fragile, et en brusquant sa production pour l’expédier un peu partout dans le monde, on perd le caractère frais et naturel qui fait tout le charme d’un vrai vin nouveau, consommé sur place. Vous voulez célébrer le beaujolais, le troisième jeudi de novembre ? En voici trois élaborés avec amour, passion et un énorme respect pour l’environnement et les consommateurs.

Véronique Rivest Véronique Rivest
Sommelière, collaboratrice invitée

Vin d’amis et de soif par excellence

Des trois vins, voici celui qui se rapproche le plus d’un beaujolais nouveau par son fruité éclatant. Mais ni bonbon ni banane : on a ici un fruit frais et croquant, des arômes de cerise, de framboise et de cassis hyper alléchants. Quelques notes florales et de sous-bois ajoutent de la complexité. En bouche, il y a de l’éclat, de la fraîcheur, un caractère gourmand et gouleyant. De très légers tanins apportent juste ce qu’il faut d’aspérité et un certain grain à la texture. Tout ce qu’on veut dans un beaujolais ! Vin d’amis et de soif par excellence, la bouteille se videra sûrement très vite. Pour accompagner des charcuteries — saucissons, terrines, rillettes — ou des plats simples : pizza, hamburgers, nachos. 

Garde : de 1 à 2 ans

Damien Coquelet Fou du Beaujo Beaujolais-Villages 2018, 20,85 $ (12604080), 13 %

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Ce qu’on aime tant des beaujolais

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Jean-Marc Burgaud Vallières Régnié 2018, 24,95 $ (11305678), 13,6 %

Celui-ci est offert en quantités plus limitées, et il est aussi un peu plus austère. Il a bien sûr beaucoup de fruit, c’est une signature du cépage gamay, mais aussi des notes d’anis, d’herbes, de ronces et une pointe viandée. En bouche, il fait preuve de tenue, avec de la matière et des tanins modérés. Il exhibe ce caractère gouleyant qu’on aime tant des beaujolais, mais avec de l’ampleur et une certaine fermeté. N’hésitez pas à le passer en carafe 30 minutes avant de le servir. Fait pour la table, il accompagnera avec bonheur des abats (foie, ris, rognons), des côtelettes de porc grillées, un poulet rôti, une poêlée de champignons. 

Garde : de 4 à 6 ans

Jean-Marc Burgaud Vallières Régnié 2018, 24,95 $ (11305678), 13,6 %

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Très harmonieux, très polyvalent

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Jean Foillard Morgon 2018, 30,25 $ (11964788), 13 %

Le nez charme d’emblée avec des airs de jus de raisin : il s’en dégage une grande impression de fraîcheur et de pureté. Tout plein de fruits rouges mûrs : cerise, framboise, gadelle, un peu de cassis ; une pointe de rose et de pivoine, une pincée d’épices. La bouche fait preuve d’une superbe matière, ample et caressante, portée par beaucoup de fraîcheur et des tanins modérés, très fins. Tonique, délicieux et rassasiant, c’est un vin très complet. Chapeau bas ! Il accompagnera aussi bien de la charcuterie ou un tartare de bœuf que des viandes rouges grillées ou en sauce. Un vin très harmonieux est aussi un vin très polyvalent.

Garde : de 6 à 10 ans

Jean Foillard Morgon 2018, 30,25 $ (11964788), 13 %

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