Le rosé a le vent en poupe et ne cesse d’attirer les investisseurs face à la demande croissante en France comme à l’étranger.

Agence France-Presse

Après Roederer, une autre maison champenoise s’intéresse à la Provence : le géant français des vins et spiritueux Moët Hennessy (groupe LVMH) va bientôt produire son premier rosé, en  achetant d’ici la fin de l’année le château du Galoupet à La Londe-les-Maures (Var).

Ce cru classé des Côtes-de-Provence depuis 1955 est vendu par la famille anglo-indienne Shivdasani, propriétaire depuis 1973.

Le montant de la transaction n’a pas été révélé pour ces 68 hectares de vignoble, qui produit également 10 % de blancs et de rouges. À cela s’ajoutent 89 hectares qui ne sont pas plantés de vignes.

« C’est un groupe prestigieux, propriétaire de château d’Yquem, Cheval blanc, Moët & Chandon. On sait que ce sera du qualitatif », se réjouit Éric Pastorino, président de l’AOC Côtes de Provence, qui compte 20 100 hectares.

« Le vignoble de Provence attire de nombreux investisseurs qui ont permis de conforter notre notoriété. Les vins ont évolué en qualité. On a la volonté de monter en gamme et ces investisseurs nous y aident énormément », a-t-il ajouté.