Durant tout le mois de juillet, nous vous présentons un petit fruit du Québec et les conseils d’un producteur pour en profiter durant la (trop) courte saison. Cette semaine : le bleuet.

Laila Maalouf
Laila Maalouf La Presse

Apprêté à toutes les sauces, vanté pour sa teneur élevée en antioxydants ainsi que ses multiples vertus, le bleuet n’a plus vraiment besoin de présentation tellement il est populaire. Et son succès n’est assurément pas étranger à sa douceur.

Muffins, jus, confitures... « Dans une tarte, frais, c’est numéro un », estime Emmanuelle Giroux, copropriétaire avec son conjoint, Stéphane Surprenant, de la bleuetière Sur le champ, à Sainte-Brigide-d’Iberville, en Montérégie.

PHOTO MARTIN TREMBLAY, LA PRESSE

La bleuetière Sur le champ exploite six arpents.

Mais ce qu’elle préfère par-dessus tout, c’est le sorbet aux bleuets. Et encore plus depuis qu’elle a acheté une sorbetière. « Je mets des bleuets, de l’eau et du sucre. C’est tout ! »

Depuis 2012, la bleuetière Sur le champ exploite six arpents d’une terre que le couple a travaillée pour l’acidifier, tout en plantant des arbres en périphérie du terrain pour créer une sorte de microclimat.

Si la culture de bleuets sauvages est majoritairement concentrée au Saguenay–Lac-Saint-Jean, c’est en Montérégie qu’on trouve la plus grande proportion de champs de bleuets en corymbe, une espèce qui pousse sous la forme de petits arbustes plutôt qu’au ras du sol.

Le fauconnier veille

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Stéphane Surprenant utilise une buse de Harris pour éloigner les oiseaux des champs.

Pour éloigner les oiseaux, friands de ces petites perles bleutées, Stéphane Surprenant n’utilise ni filets ni épouvantail : sa technique à lui, il l’a acquise après avoir suivi une formation de fauconnier. Ainsi, matin et soir, il fait voler une buse de Harris nommée Toriel qui est chargée d’assurer la protection des précieux plants de bleuets pendant près de deux mois, du début de juillet à la fin du mois d’août.

On peut choisir parmi sept variétés pour l’autocueillette à la bleuetière Sur le champ – Duke, Spartan, Hardy Blue, Draper, Aurora... –, chacune d’entre elles possédant une période de maturation différente et un goût qui lui est propre. La plus recherchée est sans aucun doute la Liberty, précise Emmanuelle Giroux, appréciée pour son fruit très sucré et très gros. La bleuetière possède même quelques plants de bleuets roses, un cultivar qui a fait son apparition au Québec il y a à peine 10 ans et qui demeure assez rare. Leur rendement étant encore trop faible pour l’autocueillette ou la vente dans les marchés fermiers, la bleuetière propose pour l’instant le fruit de ses récoltes à des restaurants.

À noter qu’on peut se procurer les bleuets de Sur le champ à Montréal, aux marchés fermiers Laurier (jeudi) et Saint-Louis (mardi), de même qu’aux marchés publics de Chambly et de Farnham (samedi) et de Solar Uniquartier à Brossard (dimanche).

Consultez la page Facebook de la bleuetière Sur le champ