(Grinzane Cavour) Après les pizzas et la nourriture chinoise, c’est au tour des plats mijotés par un chef étoilé au Michelin d’être livrés directement aux clients dans le nord de l’Italie.

Agence France-Presse

Marc Lantéri, un cuisinier français avec une étoile au guide Michelin tient depuis 2015 le Ristorante al Castello de Grinzane Cavour, une petite municipalité dans le Piémont, à la frontière avec la France.

Mais épidémie de COVID-19 oblige, Marc Lantéri a dû se réinventer après deux mois de fermeture en raison du confinement, et a décidé de se lancer dans les livraisons à domicile.

« Nous avons décidé de faire des livraisons pour ne pas perdre la main et pour acquérir une nouvelle clientèle », dit-il à l’AFPTV.

PHOTO MARCO BERTORELLO, AGENCE FRANCE-PRESSE

Pour se rapprocher d’une clientèle locale, le chef a dû baisser ses prix et il propose ainsi désormais un menu à 35 euros (53 $).

« Nous avions normalement une clientèle de plus en plus lointaine, de Turin, Milan, et puis une clientèle étrangère », mais maintenant il faut servir « une clientèle plus locale », explique l’ancien élève d’Alain Ducasse.

Marc Lantéri fait tout : il cuisine ses plats du début à la fin et assure les livraisons.

Pour se rapprocher d’une clientèle locale, le chef a dû baisser ses prix et il propose ainsi désormais un menu à 35 euros (53 $).

« C’est une cuisine plus locale, plus simple, et je suis seul en ce moment parce que les employés sont au chômage technique », dit-il.

Mais les affaires repartent progressivement.

« C’est en train de partir. Petit à petit, surtout le weekend, en semaine c’est un peu plus tranquille. Mais il faut que les gens s’habituent. C’est vrai que ce n’est pas encore rentré dans les mœurs des habitants, mais ça rentre. Petit à petit, on prend des habitudes avec nos clients et ça se passe bien », assure Marc Lantéri.

PHOTO MARCO BERTORELLO, AGENCE FRANCE-PRESSE

Marc Lantéri fait tout : il cuisine ses plats du début à la fin et assure les livraisons.

Et le client se transforme lui aussi en une sorte de chef étoilé.

« Chaque jour, les commandes sont cuisinées fraîches, les pâtes, les viandes... Tout est confectionné sous vide ou en barquette. Les viandes sont précuites, à peine rosées et puis sous vide. Puis on donne sur l’internet un mode d’emploi et le client [...] arrive à faire une cuisine gastronomique », dit-il.

La réouverture, prévue à partir de début juin, mais qui pourrait être anticipée au 18 mai selon les médias italiens, représentera elle aussi un défi.

« Il faudra habituer le client, surtout au début, il va y avoir un peu de réticence à venir. Il faudra le mettre en confiance et c’est un beau défi. On va y arriver, on l’espère », conclut Marc Lantéri.