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Dopage: Bilan satisfaisant... en attendant janvier

Avec seulement 9 échantillons positifs sur les 4770 prélevés aux JO de Pékin,... (Photo: Reuters)

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Photo: Reuters

Françoise Chaptal
Agence France-Presse
Paris

Avec seulement 9 échantillons positifs sur les 4770 prélevés aux JO de Pékin, les acteurs de la lutte antidopage pourraient se réjouir d'avoir remporté une bataille si la menace de rétro-analyses prévues en janvier ne pesait pas sur 500 sportifs.

Neuf cas, c'est en effet largement moins que les 26 infractions enregistrées à Athènes en 2004. De là à dire que les gendarmes font peur...

Jacques Rogge, président du Comité international olympique (CIO), en charge des contrôles pendant les Jeux, n'a pas hésité à l'affirmer au soir de la clôture à Pékin: «Nous avons eu moins de cas grâce à la dissuasion. Il est devenu plus difficile de tricher parce que nous avons augmenté les contrôles. Et les sanctions sont plus dissuasives».

Le «nettoyage des écuries d'Augias», selon l'expression de Patrick Schamasch, directeur médical du CIO, avait cette année été fait en amont des Jeux. Dès le mois de mai, une politique de ciblage basée sur un partage d'informations entre agences nationales antidopage, fédérations, CIO et Agence mondiale antidopage (AMA) avait entraîné la chute de 39 sélectionnés pour Pékin, notamment une demi-douzaine d'athlètes russes et des haltérophiles grecs et bulgares.

Aucun positif à l'hGH

Résultat, il ne restait à Pékin qu'à cueillir quelques uns de ceux qui étaient passés entre les gouttes: la cycliste espagnole Maribel Moreno (EPO) et la championne olympique 2004 grecque du 400 m haies Fani Halkia (testostérone), toutes deux ciblées, ainsi que sept sportifs tombées après leur compétition lors de contrôles de routine: le tireur nord-coréen Kim Jong-su (bêtabloquant), l'heptathlonienne ukrainienne Lyudmila Blonska (méthyl-testostérone), les lanceurs de marteau bélarusses Vadim Devyatovsky et Ivan Tikhan (testostérone), tous les quatre médaillés ainsi que la gymnaste vietnamienne Do Thi Ngan Thuong (diurétique), l'haltérophile ukrainien Igor Razoronov (nandrolone) et le kayakiste polonais Adam Seroczynski (clenbutérol).

Le bilan pourrait s'arrêter là comme il pourrait s'allonger si les analyses rétroactives des JO étaient aussi fructueuses que celles menées sur le Tour de France: Edifié par les résultats de la seconde série de tests menée en septembre par l'Agence française de lutte contre le dopage (AFLD) sur les échantillons du Tour de France grâce au nouveau test sanguin de l'EPO de type Cera, le CIO a en effet décidé à l'automne d'y soumettre 400 échantillons suspects prélevés aux Jeux, et de passer 100 autres prélèvements au dernier test de l'insuline.

En revanche, rien de neuf sur le front de l'hormone de croissance (hGH) malgré le test «infaillible» annoncé au printemps par le nouveau président de l'AMA, John Fahey. En dépit de sa mise en service en amont des Jeux et de son utilisation fréquente à Pékin, il n'a fait aucune victime alors que des témoignages font état d'une large utilisation de l'hGH dans certaines disciplines.

Les écuries du Dr Schamasch sont loin d'être propres.




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