(Oslo) Dix-neuf des 20 modèles de voitures neuves les plus vendues en janvier en Norvège étaient des véhicules électriques, dont la part de marché a atteint le niveau inédit de 83,7 %, selon les chiffres présentés mardi par un organisme spécialisé.

Publié le 1er février
Agence France-Presse

L’Audi Q4 e-tron, la Hyundai Ioniq 5 et la BW iX, toutes des modèles électriques, forment le podium des nouvelles immatriculations dans le pays scandinave le mois dernier, d’après le Conseil d’information sur le trafic routier (OFV).

Seule voiture non intégralement électrique à se faire une place dans le top 20, la Toyota RAV4 — un véhicule hybride — occupe la 9e position, avec 3,4 % de parts de marché.

« Que 19 modèles dans le top 20 des nouvelles voitures pour particuliers aient été des voitures électriques est totalement unique », a souligné Øyvind Solberg Thorsen, le directeur de l’OFV, dans un communiqué.  

L’an dernier, ces voitures s’étaient arrogé 64,5 % de parts de marché en Norvège et, fait inédit, Tesla, le spécialiste américain de l’électrique, s’était même imposé comme le premier constructeur, toutes marques confondues.

Par ailleurs plus gros exportateur d’hydrocarbures d’Europe de l’Ouest, la Norvège s’est fixé l’ambition que toutes ses voitures neuves soient « zéro émission » — électriques et à hydrogène — à compter de 2025.

Le recours à la propulsion électrique y est jugé d’autant plus pertinent que le pays tire la quasi-totalité de son électricité de barrages hydrauliques qui ne produisent pas d’émissions de gaz à effet de serre.  

Cette année, l’Association norvégienne des véhicules électriques dit s’attendre à ce que la part de marché des véhicules « zéro émission » dépasse 80 % grâce à l’arrivée de nouveaux modèles.

Contrairement aux voitures diesel ou essence très lourdement taxées, les voitures électriques sont exemptes de quasiment toute taxe en Norvège, ce qui les rend comparativement moins chères à l’achat.

Elles bénéficient aussi de multiples avantages en Norvège même si les autorités ont commencé à en rogner certains tels que la gratuité des péages urbains ou la possibilité d’emprunter les couloirs de transport collectif.