Elle est plus légère, offre une densité d’énergie supérieure et se recharge plus rapidement. Telles sont les principales qualités de la batterie sèche sur laquelle planche actuellement toute l’industrie automobile.

Éric LeFrançois
Éric LeFrançois Collaboration spéciale

Personne ne semble en mesure de dire quand celle-ci alimentera nos véhicules. Mais qu’est-ce que cette batterie sèche ? En gros, il s’agit d’une batterie qui ne comporte pas d’électrolyte liquide, source du poids élevé et de risques à haute température des batteries au lithium-ion qui équipent les véhicules électriques et hybrides actuels.

Cette batterie qui se caractérise par sa légèreté, mais aussi sa compacité, offre en outre plusieurs autres avantages. En effet, elle permet d’emmagasiner plus d’énergie, supporte des tensions de recharge plus importantes (et rapides) et coûterait également moins cher à produire.

Toyota estime qu’elle sera la première à proposer cette batterie, sans toutefois préciser le moment de sa commercialisation à grande échelle.

Plus sûre

Le numéro un japonais reconnaît que ses travaux sur la batterie sèche (ou solide) lui font croire que cette génération de batteries sera plus sûre et offrira des performances accrues par rapport aux batteries au lithium-ion actuelles, mais se garde bien de chiffrer ces avancées. General Motors y travaille également, mais estime que ses batteries Ultium, qui animeront notamment ses futurs Hummer EV et Cadillac Lyriq, n’ont pas encore atteint leur stade de développement ultime.

D’ici 2025, le géant américain estime que les batteries produiront deux fois plus de puissance et que leur prix chutera de quelque 60 %. Cela dit, la plupart des analystes et des laboratoires impliqués dans les recherches sur cette batterie sèche estiment irréaliste d’envisager une mise en marché de masse avant 2030.