Le nom vous dit probablement quelque chose. Constructeur croate en plein essor depuis quelques années, Rimac s’est fait connaître pour son expertise dans l’électrique. Porsche et Hyundai ont même acheté des participations dans l’entreprise, et la marque suédoise de supervoitures Koenigsegg a tissé des liens serrés avec celle-ci. C’est maintenant à son tour de lancer sa propre création.

Charles René
Charles René La Presse

Elle s’appelle Nevera et s’impose déjà comme la supervoiture la plus performante en accélération au monde. La différence avec ses rivales, c’est qu’elle se meut uniquement par l’énergie électrique. Ses quatre moteurs, deux devant, deux derrière, produisent une puissance totale ahurissante de 1914 ch.

PHOTO FOURNIE PAR RIMAC

Pour contrebalancer les effets de son poids, Rimac emploie des amortisseurs continuellement ajustables placés au centre de deux triangles de suspension à chaque roue du véhicule.

Un seul des deux moteurs arrière a une puissance maximale de 612 ch, soit autant que le V10 atmosphérique de la Porsche Carrera GT, supervoiture culte du milieu des années 2000. Oui, on assiste à un changement de garde d’une éloquence saisissante.

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L’habitacle de la Rimac Nevera

Le 0-100 km/h en 1,97 s semble ici superflu tant sa vélocité est incompréhensible. Le 0-300 km/h s’abat pour sa part en 9,3 s, chiffre semblable au 0-100 km/h de bien des VUS. Le tout s’achève à 412 km/h, une pointe évidemment extrêmement élevée, surtout pour un véhicule électrique. La Nevera utilise d’ailleurs quatre transmissions, deux à un rapport et deux autres à deux rapports, pour permettre cette vitesse maximale.

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La batterie en T de la Rimac Nevera

Les quatre moteurs s’alimentent en énergie à même une batterie de 120 kWh placée en T au centre du châssis. Elle est compatible avec une recharge rapide pouvant atteindre les 500 kW, permettant donc d’assurer un gain d’énergie de 0 à 80 % en seulement 22 min. L’autonomie en cycle de mesure européen (WLTP) est estimée à 550 km.

Beaucoup de fibre de carbone

Comme c’est coutume dans le monde des supervoitures, Rimac emploie presque exclusivement de la fibre de carbone dans la composition de sa plateforme, hormis pour les structures de protection à l’avant et à l’arrière qui sont faites d’aluminium.

Cette approche est évidemment dans une visée de diminution du poids et d’amélioration de la rigidité structurelle. Cela dit, la Nevera demeure loin d’un poids plume, comme ses 2150 kg en témoignent.

Pour contrebalancer les effets de ce poids, Rimac emploie des amortisseurs continuellement ajustables placés au centre de deux triangles de suspension à chaque roue du véhicule. Le système peut même ajuster à son aise la hauteur de la Nevera. Autre élément intéressant, la supervoiture sera dotée d’une intelligence artificielle qui pourra « entraîner » le conducteur lors de ses séances en piste pour améliorer ses temps. Le système collecte les données de 12 capteurs ultrasons, 13 caméras et 6 radars pour suggérer une meilleure ligne de course ou le meilleur moment où freiner, entre autres.

À peine 150 exemplaires de la Nevera seront produits. Elle sera commercialisée au Canada par deux concessionnaires, dont un à Montréal. George Angelopoulos, de Holand Automotive Group, nous a confirmé qu’elle se détaillera ici à un prix de départ de 3 millions CAN. Il n’a cependant pu nous dire quand les premières Nevera arriveront au pays.