Plus la résistance au roulement est élevée, plus le moteur doit fournir d’énergie pour faire avancer le véhicule, plus il consomme et pollue. Élémentaire.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Avec les véhicules électriques, maintenir la faible résistance au roulement des pneus a une incidence plus grande sur la consommation et l’autonomie qu’avec un véhicule ordinaire. « Un objectif souvent atteint au détriment des critères d’adhérence, de confort, de nuisance sonore ou de longévité », reconnaît Steve Bourassa, responsable produits chez Pneus Nokian. « De réunir tous ces facteurs sur un pneu, d’hiver de surcroît, représente tout un défi. »

Car, outre ces caractéristiques, un pneu parfaitement adapté aux véhicules électriques doit afficher une plus grande robustesse pour tenir compte de son poids plus élevé. Celui-ci concourt à augmenter la déformation des flancs, donc de la résistance au roulement.

Et il y a aussi le confort acoustique. « Les véhicules électriques sont silencieux, le faible niveau de bruit de roulement représente un critère de choix des clients », rappelle notre interlocuteur. D’ailleurs, pour répondre à cette attente, le fabricant de pneumatiques finlandais a mis au point une nouvelle technologie (Silent Drive) qu’inaugurera le pneu d’hiver Hakkapeliitta 10 EV, attendu à l’automne. Ce nouveau procédé consiste notamment à apposer une couche de mousse sur la doublure intérieure du pneu dans le but d’assourdir la cavité d’air du pneu.