On estime que la demande mondiale de batteries va être multipliée par 14 d’ici à 2030.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

D’où l’importance de les recycler et de leur offrir une deuxième vie en les utilisant, par exemple, comme accumulateurs de secours pour les épiceries, dont les réfrigérateurs doivent fonctionner même pendant une panne de courant.

À l’heure actuelle, les batteries des véhicules électriques (cela vaut aussi pour les hybrides) fonctionnent avec les cellules lithium-ion. Une telle batterie est composée de lithium, de cobalt et d’oxygène sur son électrode positive, et de graphite sur son électrode négative. Entre les deux, il y a un liquide où le lithium circule.

Le mouvement des électrons et du lithium provoque une réaction électrique permettant de faire fonctionner un appareil ou de le recharger.

La technologie évolue vite. Il y a 10 ans, ces mêmes batteries étaient composées d’oxydes mixtes de lithium et de cobalt, mais leur composition a changé. La recherche a permis de remplacer le cobalt par d’autres éléments chimiques moins toxiques et moins chers.

Au Canada, Hyundai a récemment conclu un accord avec la société québécoise Recyclage Lithion pour la récupération et le recyclage des batteries de ses véhicules hybrides, hybrides rechargeables et électriques. La firme québécoise a mis au point un procédé efficace et rentable de recyclage des batteries au lithium-ion. Le processus permet de récupérer et de traiter 95 % des composants des batteries afin qu’ils puissent être réutilisés et ainsi contribuer à la réduction de l’empreinte environnementale des futures batteries.