Soucieuse d'appliquer la technologie de la Volt à d'autres types de véhicules, la direction de Chevrolet dévoile au salon de Pékin un multisegment 5-places dérivé de sa berline : la Volt MPV5.

Éric Lefrançois LA PRESSE

Pour l'instant, il ne s'agit que d'une étude, mais tout porte à croire que GM a l'intention de la produire en série d'ici deux ans. En effet, sur papier, la Volt MPV5 dérive étroitement de l'Orlando, un multisegment 7-places que la marque au noeud papillon compte inscrire à son catalogue l'an prochain. Les deux modèles en devenir dérivent de la même plate-forme et ils affichent tous les deux un empattement de 2 760 mm.

Par rapport à la berline Volt, la MPV5 est plus longue (181 mm), plus large (73 mm) et plus haute (182 mm). Ces dimensions accrues lui permettent de bénéficier d'un volume utilitaire plus impressionnant encore que celui d'un Equinox avec l'équivalent de 864 litres derrière la banquette et de 1 764 litres une fois celle-ci rabattue.

Sur le plan technique, la MPV5 reprend essentiellement la technologie électrique de la Volt et de ses cousines européennes Opel Ampera et Flextreme GT/E. Pour mémoire, à la différence de modèles hybrides classiques, comme la Toyota Prius ou la Honda Insight, la Volt ne fonctionne qu'à l'électricité. Et tout comme la Volt, cette étude MPV5 peut rouler environ 60 kilomètres grâce à une batterie au lithium-ion. Ensuite, l'électricité est produite par un moteur essence de 1,4 litre fonctionnant au E85 (un mélange de 85 % d'éthanol et de 15 % d'essence). L'autonomie peut ainsi être portée jusqu'à 482 km.

Ce véhicule serait, d'après GM, adaptée aux besoins de 78 % d'Américains, qui effectuent chaque jour des trajets inférieurs à 40 miles (64 kilomètres). La batterie de la Volt MPV5 pourra être rechargée sur une prise de courant classique, en environ huit heures sur 120 volts.