Ford a profité du salon de l'automobile de Genève, la semaine dernière, pour lever le voile sur la Iosis Max, une étude de style qui pourrait rapidement être reprise dans la prochaine génération de la berline compacte Focus, attendue en 2010 en Europe et en Amérique du Nord.

Alain McKenna, Collaboration Spéciale LA PRESSE

Comme le veut une manie de l'industrie automobile, cette nouvelle mouture de la petite américaine sera néanmoins millésimée 2011. Pour les automobilistes nord-américains, la nouvelle est donc doublement intéressante, car la Focus nord-américaine a toujours paru techniquement - et esthétiquement - inférieure à son homologue vendue sur le Vieux Continent.

Bref, la Iosis Max devrait corriger cet état des choses. Le véhicule concept Iosis, que Ford trimballe d'un salon automobile à l'autre depuis 2005, a eu droit à des retouches qui font dire à certains observateurs que la carrosserie présentée à Genève cette année - la calandre, du moins - devrait largement inspirer la silhouette finale de la Focus en 2010... Euh, 2011. Cela dit, on doute que les portières coulissantes et l'absence de pilier intermédiaire, qui sépare normalement les vitres latérales sur un tel véhicule, soient reprises par Ford dans sa prochaine Focus. Cette dernière idée serait cependant loin d'être farfelue: c'est une tendance en vogue à l'heure actuelle, grâce à une nouvelle génération de grandes berlines, incarnées tout récemment par la Passat de Volkswagen, par exemple.

À l'intérieur, le petit véhicule concept ne devrait pas inspirer autre chose qu'un léger froncement de sourcil, car ni les sièges en apparence flottants, ni le tableau de bord ultra futuriste ne passeront à bord d'un éventuel véhicule de production.

Ecoboost

Un détail qui devra retenir l'attention des intéressés est la mécanique de la Iosis Max, bien plus près d'une commercialisation rapide que d'un simple jeu de marketing. Le moteur est un quatre-cylindres de 1,6 litre déjà identifié à la famille Ecoboost, et donc équipé d'un turbocompresseur. Avec ses 180 chevaux, il parvient à remplacer une mécanique de puissance équivalente tout en conservant une consommation d'essence qui serait, selon Ford Europe, 20% plus économique.

En plus de la turbocompression, ce petit moteur Ecoboost a droit à un système d'injection directe qui réduit sensiblement la consommation, et à un dispositif arrêt-démarrage qui, lui, ne sera probablement pas mis en marché en Amérique du Nord aussi rapidement que le reste. Ford complète la fiche technique de son prototype en y ajoutant une boîte automatique à six rapports et à double embrayage appelée PowerShift.