Encore peu connue des automobilistes, la marque de voitures électriques Fisker, de Californie, vient de faire son entrée sur le marché québécois.

Jacques Duval, collaboration spéciale LA PRESSE

Les huit exemplaires du modèle Karma exposés lors de la conférence de presse soulignant l'entrée en scène de Fisker étaient pré-vendus, selon Gad Bitton, président de la franchise Rolls-Royce qui abritera également les premières berlines grand luxe à propulsion électrique. «Nos acheteurs viennent en majeure partie de la clientèle de modèles de prestige comme la Porsche Panamera, la Maserati Quattroporte et certains modèles Mercedes», dit-il.

La Fisker Karma, dotée d'un couple unique de 954 lb-pi, n'est pas une voiture électrique à 100%, même si son moteur thermique n'intervient jamais dans le processus de propulsion, servant seulement de génératrice pour alimenter les batteries. La voiture répond davantage à l'appellation d'hybride rechargeable. Avec ses deux moteurs électriques, l'autonomie annoncée est de 80 km à la suite d'une charge complète qui exige entre 10 et 14 heures sur une prise de courant 110 volts.





Vendue 106 850$, incluant le transport et la préparation, la Fisker est admissible au programme de rabais gouvernemental de 8000$ sur le prix de vente et d'environ 1000$ pour le chargeur portable livré avec l'auto.

À la suite de nombreuses critiques négatives sur la Karma, Fisker s'est entourée d'une foule d'intervenants chapeautée par nul autre que Tom Lasorda, l'ex-PDG de Chrysler, qui semble l'homme de la situation selon le directeur commercial de la firme, Bart Shuster.

Photo André Pichette, La Presse

Arrêt de la production

À propos des mésaventures financières de l'entreprise, Gad Bitton affirme que l'on s'est hâté de livrer à la clientèle des voitures qui n'étaient tout à fait prêtes afin de satisfaire les investisseurs qui se plaignaient que les choses n'allaient pas très vite. «Deux pour cent des voitures ont eu des ennuis de logiciel, ce qui est peu, mais il n'en faut pas beaucoup quelquefois pour nuire à la réputation d'un produit», souligne le président de Fisker Québec.

Mis au courant du problème, M. Lasorda a immédiatement fait cesser les ventes afin de modifier les voitures déjà construites.

Les modèles exposés chez Fisker depuis quelques jours sont prêts à faire face à la musique et à une clientèle plus nombreuse que l'on pourrait croire à un prix aussi prohibitif.

Un second modèle plus abordable nommé Atlantic fera son apparition sur le marché l'an prochain.

Photo André Pichette, La Presse