La fourgonnette – une catégorie désormais bannie du vocabulaire d’une grande majorité des automobilistes – tente sa conversion à une forme de multisegment nouveau genre. Toyota positionne la Sienna non pas comme une évolution de son prédécesseur, mais plutôt comme un VUS capable d’épouser « plusieurs styles de vie » (dixit Toyota).

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

La Sienna abandonne ses rondeurs fonctionnelles pour des formes biseautées et oblongues. Elle renonce à son comportement pataud pour un « toucher de route » plus affûté. Elle met en exergue la possibilité de se doter d’un rouage à quatre roues motrices. Enfin, elle embrasse à pleine bouche la motorisation hybride, seul propulseur convié à l’animer.

Tout en préservant ses portières coulissantes, cette quatrième mouture multiplie donc les signes d’allégeance à ces « faux utilitaires » qui se vendent comme des petits pains. La calandre, quasi absente sur les précédentes générations, est plongeante et surdimensionnée, et le profil très étiré se bombe au niveau de la partie arrière afin d’affirmer sa vocation utilitaire. Les roues de 20 pouces y contribuent également.

  • Vue du tableau de bord de la Toyota Sienna

    PHOTO FOURNIE PAR TOYOTA

    Vue du tableau de bord de la Toyota Sienna

  • Les rails sur lesquels les assises de la rangée médiane sont boulonnées permettent de le faire coulisser sur 63 centimètres (25 pouces).

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    Les rails sur lesquels les assises de la rangée médiane sont boulonnées permettent de le faire coulisser sur 63 centimètres (25 pouces).

  • Un aspirateur, un réfrigérateur et un inverseur de 1500 watts avec une prise de courant de 120 V pour alimenter l’équipement de camping figurent sur la liste des accessoires optionnels.

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    Un aspirateur, un réfrigérateur et un inverseur de 1500 watts avec une prise de courant de 120 V pour alimenter l’équipement de camping figurent sur la liste des accessoires optionnels.

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La Sienna, qui mesure quelques millimètres de plus en longueur et en largeur, a profondément remanié son habitacle en érigeant une console massive entre les occupants des places avant qui se retrouvent désormais chacun dans une sorte de cockpit. Une forme de distanciation physique, quoi ! Au tableau de bord s’accroche un large écran multifonction horizontal.

La Sienna demeure offert en deux configurations : sept ou huit places.

Un aspirateur (déjà vu chez l’Odyssey de Honda), un réfrigérateur et un inverseur de 1500 watts avec une prise de courant de 120 V pour alimenter l’équipement de camping figurent sur la liste des accessoires optionnels.

Une hybride

Dérivée de la plateforme universelle (TNGA) dont font usage plusieurs produits Toyota, l’architecture technique de la Sienna promet non seulement une plus grande rigidité, gage essentiel à une bonne tenue de route, mais aussi une meilleure filtration des bruits extérieurs.

Bien vu, mais l’originalité de ce modèle se trouve sous le capot. Contrairement à ses prédécesseurs, la Sienna retient exclusivement – tout comme le nouveau Venza – les services d’une motorisation hybride. Celle-ci combine un quatre cylindres essence de 2,5 litres à deux moteurs électriques (trois, si le rouage à quatre roues motrices s’invite à bord) dont la puissance nominale est de 243 chevaux. Toyota estime que ce propulseur affichera une consommation mixte (ville-route) de 7,1 L/100 km. Quant à la capacité de remorquage, elle s’établit à 1587,5 kg (3500 livres).

La Sienna nouvelle capte néanmoins quelques legs de la fourgonnette d’autrefois. La modularité reste l’un de ses points forts, même si les assises de la rangée médiane refusent de quitter l’habitacle. En revanche, les rails sur lesquels elles sont boulonnées permettent de le faire coulisser sur 63 centimètres (25 pouces). Voilà qui explique la présence de repose-jambes au rayon des accessoires.

Le prix sera communiqué peu de temps avant sa commercialisation prévue à l’automne.