Une Corolla, ça s’achète les yeux fermés ? Tous nos lecteurs ne sont pas de cet avis.

Éric LeFrançois Éric LeFrançois
Collaboration spéciale

Sans histoire

François Parenteau se dit lui-même étonné de répondre à notre appel aux propriétaires de Corolla. « Disons que les autos, ça ne m’allume pas tellement. Comprenez-moi bien, je sais apprécier une belle auto lorsque j’en vois une, mais je reviens vite sur terre. Pour moi, c’est un moyen de transport individuel qui se doit d’être économique et fiable. Quatre roues, un volant et un siège me suffisent », dit-il à la blague. M. Parenteau en est à sa troisième Corolla. « Elles ont toutes été exemplaires pour satisfaire à mes critères. Et même si l’auto est une dépense et non un investissement, j’ai toujours obtenu de très bons prix pour mes véhicules au moment de la revente. » Dans quelques mois, notre lecteur cherchera à trouver preneur pour son modèle actuel, une 2012, pour se procurer le modèle 2020 qu’il ne prendra pas la peine d’essayer. « À quoi bon, conclut-il, elle sera tout aussi fiable et elle aura toujours quatre roues, un siège et un volant, non ? »

Signe d’infidélité

Claire Parenteau connaît par cœur les attributs de la Corolla. « C’est une voiture sans histoire, robuste, facile à garer et plutôt confortable pour sa taille. » Elle sait, puisqu’elle en a déjà une (2016). Mais à l’heure où son bail arrive à échéance, elle hésite à s’en procurer une autre. « Je suis allée la voir chez mon dépositaire, mais je n’ai pas été emballée outre mesure par sa ligne tourmentée et la qualité des revêtements intérieurs », dit-elle. C’est que Claire Parenteau en a vu d’autres. « Au dernier salon de l’auto de Montréal, j’ai été davantage impressionnée par la qualité de présentation de la Forte de Kia ou encore l’apparente robustesse de l’Impreza de Subaru. La nouvelle Corolla m’apparaît juste meilleure que la précédente, mais en retrait par rapport à la concurrence. »

Arrogance

À quelques mois de la retraite, Jacques Lussier estime qu’il est temps de revoir certaines dépenses à la baisse. « J’ai eu plusieurs modèles de luxe (BMW Série 3, Audi A4, Jaguar S-type) et bien que j’aurai plus de temps, je n’ai nullement l’intention d’écouler mon temps dans la salle d’attente des concessionnaires et encore moins de consacrer mes épargnes à entretenir et à réparer une voiture, comme je l’ai trop longtemps fait », dit-il. La Corolla ne répond pas à mon idéal automobile, mais sa réputation de longévité en fait un achat rationnel et pragmatique. » Mais après être allé chez le concessionnaire, M. Lussier a reconsidéré son choix. « La Corolla est peut-être plus jolie à regarder, mais ça s’arrête là. Toyota me donne l’impression d’être assis sur ses lauriers. »